Clients, marketing et ventes

Marketing restaurant : attirer, convertir et fidéliser vos clients

  • Référencement local
  • Avis clients
  • Réservations
  • Fidélité et RGPD
  • Livraison

Remplissez votre salle avec des canaux adaptés à votre établissement, sans dépenser à l’aveugle : communication, visibilité locale, e-réputation, réservation, fidélisation et vente à emporter. Ce guide pose les règles à respecter et donne des calculs simples pour décider.

L’essentiel

Le marketing restaurant consiste à faire venir les bons clients, à transformer leur recherche en réservation ou en commande, puis à les faire revenir. Commencez par un positionnement clair et des informations exactes partout : horaires, carte, prix, accès. Soignez ensuite votre fiche d’établissement Google, votre site et vos avis, gratuits et durables, avant d’acheter de la visibilité.

Encadrez vos réservations par des conditions écrites et vos fichiers clients par le consentement et l’information RGPD. Calculez la marge réelle de chaque canal, en particulier la livraison via plateforme, et suivez quelques indicateurs chaque mois.

167 000
restaurants et services de restauration mobile en France (2020), autant de concurrents pour l’attention des clients
300 000 €
d’amende et deux ans d’emprisonnement encourus pour de faux avis de consommateurs
11 h 30
heure à partir de laquelle les prix du déjeuner doivent être affichés à l’extérieur (18 h pour le dîner)
× 2
montant des arrhes que le professionnel doit rembourser s’il annule lui-même la réservation
30 jours
période de référence du prix le plus bas à afficher lors d’une annonce de réduction de prix
1 an
durée maximale du consentement d’un consommateur au démarchage téléphonique, sans reconduction tacite

Pour qui

Créateurs, repreneurs et exploitants indépendants qui veulent remplir leur salle, développer la vente à emporter ou fidéliser sans dépendre d’un seul canal.

Quand

Avant l’ouverture, lors d’une reprise, quand un service reste creux, quand la note moyenne baisse ou quand la part des plateformes devient trop lourde.

Ce que vous obtenez

Un parcours en sept étapes, les règles à respecter sur avis, réservations et données, des calculs de marge par canal et une checklist à imprimer.

Marketing restaurant : par où commencer ?

Beaucoup de restaurateurs commencent par les réseaux sociaux ou une campagne payante. C’est souvent l’ordre inverse de ce qui fonctionne. Un client qui vous découvre vérifie presque toujours trois choses avant de venir : êtes-vous ouvert, que servez-vous et à quel prix, et que disent les autres clients.

Le marketing restaurant se pense donc en trois temps. Attirer : être trouvé par les personnes qui cherchent un restaurant comme le vôtre, près de chez vous, au bon moment. Convertir : rendre la réservation, la commande ou la visite simple, puis tenir la promesse en salle. Fidéliser : donner une raison de revenir et garder le lien, dans le respect des règles sur les données personnelles.

Attirer, convertir, fidéliser : trois budgets différents

Attirer un nouveau client coûte du temps ou de l’argent : visibilité locale, contenus, publicité, commissions. Convertir coûte surtout de l’organisation : un téléphone qui répond, une réservation en ligne qui fonctionne, une carte lisible. Fidéliser coûte peu, mais demande de la constance et un fichier clients tenu proprement.

Dans la plupart des établissements, le gisement le plus rentable se trouve dans les deux dernières étapes. Avant d’acheter de la visibilité, vérifiez que les clients qui vous trouvent déjà réservent vraiment et reviennent.

Le diagnostic de départ en une heure

Recherchez votre restaurant comme le ferait un client, sur mobile, depuis la rue voisine. Notez chaque information inexacte, chaque photo datée et chaque avis sans réponse. France Num, le dispositif public pour la transformation numérique des TPE, propose un test de visibilité numérique conçu pour l’hôtellerie-restauration qui structure ce premier état des lieux.

Complétez par vos propres chiffres : taux de remplissage par service, ticket moyen, part de clients réguliers. Les tableaux de bord de gestion sont détaillés dans notre domaine gestion et rentabilité.

Positionnement et communication du restaurant

Le positionnement répond à une question simple : pourquoi un client choisirait-il votre restaurant plutôt qu’un autre, pour quelle occasion et à quel prix ? Sans réponse nette, la communication devient générique (« cuisine maison, produits frais, ambiance conviviale ») et ne se distingue de rien.

Identifier vos clientèles et leurs occasions

Listez deux à quatre clientèles réelles, observées et non rêvées : salariés du quartier au déjeuner, familles le week-end, couples le soir, touristes l’été, groupes d’entreprise. Pour chacune, notez l’occasion, le budget, le moment de la décision et le canal par lequel elle vous trouve.

Cette segmentation simple guide ensuite tout le reste : les horaires à mettre en avant, les photos à publier, les offres à créer pour les créneaux creux et le ton de vos messages.

Formuler une promesse et une identité cohérentes

Résumez votre promesse en une phrase vérifiable : un type de cuisine, un élément distinctif concret (un produit, une technique, un format, un horaire) et une fourchette de prix. Déclinez-la de façon identique sur la devanture, la carte, la fiche d’établissement, le site et les réseaux : même nom, mêmes visuels, même ton.

Si votre nom devient un actif commercial, pensez à le protéger. L’INPI (Institut national de la propriété industrielle) détaille les modalités pratiques du dépôt de marque, utile avant de commander une enseigne ou une identité visuelle.

Les mentions qui engagent votre responsabilité

La DGCCRF signale que les mentions trompeuses, comme « maison » ou « du chef », font partie des infractions fréquemment relevées dans les restaurants. Selon le ministère de l’Économie, la mention « fait maison » désigne un plat élaboré sur place à partir de produits bruts ; si aucun plat ne répond à cette définition, l’usage des termes « maison » ou du logo est interdit.

Si vous ouvrez ou reprenez un établissement, la cohérence entre le concept et l’emplacement se travaille en amont : voyez nos guides pour ouvrir ou reprendre un restaurant et le domaine développement et concepts.

Le parcours marketing restaurant en 7 étapes

Ce parcours reprend l’ordre qui limite les dépenses inutiles : d’abord ce qui est gratuit et durable, ensuite ce qui se mesure, enfin ce qui s’achète.

1

Faire l’état des lieux

Relevez vos taux de remplissage par service, votre ticket moyen, la part de clients réguliers et l’origine déclarée des clients. Demandez simplement « comment nous avez-vous connus ? » pendant deux semaines.

2

Fixer le positionnement et les cibles

Rédigez la promesse en une phrase, choisissez les deux clientèles prioritaires et les services à remplir en premier, souvent les créneaux creux de semaine.

3

Corriger les informations de base

Harmonisez nom, adresse, téléphone, horaires, carte et prix sur la fiche d’établissement, le site, les annuaires et les plateformes. Vérifiez l’affichage obligatoire des prix en vitrine et en salle.

4

Structurer la réservation et la commande

Choisissez un parcours de réservation simple, rédigez les conditions d’annulation et, si vous livrez, calculez la marge par canal avant de signer.

5

Lancer la collecte d’avis et de contacts

Demandez un avis à tous les clients de la même façon, répondez-y, et collectez les coordonnées avec un consentement clair pour la prospection.

6

Produire des contenus réguliers

Fixez un rythme tenable, par exemple deux publications par semaine, et un calendrier des temps forts : saisons, fêtes, événements du quartier.

7

Mesurer, puis investir

Suivez chaque mois les indicateurs du tableau plus bas. Ce n’est qu’ensuite qu’un budget publicitaire se teste, sur une offre précise et avec un objectif chiffré.

Vous préparez l’ouverture ou la reprise d’un établissement et voulez être orienté sur la stratégie commerciale ?

Être orienté

Quels canaux de marketing restaurant choisir ?

Chaque canal a un rôle, un coût et un délai. Les coûts réels dépendent de vos contrats et sont à chiffrer dans votre cas. Le tableau ci-dessous sert de grille de tri, pas de classement.

CanalRôle principalCoûtDélai d’effetPoint de vigilance
Fiche d’établissement Google et cartesÊtre trouvé à proximitéGratuit, temps de mise à jourRapide pour les informations, progressif pour la visibilitéAucun classement ne s’achète
Site web et menu en ligneConvaincre, réserver en directCréation puis maintenanceMoyenBandeau cookies, mises à jour de la carte
Réseaux sociauxDonner envie, entretenir le lienTemps, contenusProgressifRégularité difficile à tenir
Avis clientsRassurer avant la visiteTemps de réponseProgressifFaux avis et avis sollicités contre avantage
Plateformes de réservationCapter une demande extérieureAbonnement ou commission selon contratRapidePropriété du fichier client
Plateformes de livraisonVendre hors salleCommission selon contratRapideMarge par commande
E-mail et SMSFaire revenirFaibleImmédiatConsentement préalable
Partenariats locaux et entreprisesGroupes, déjeuners, événementsTemps commercialMoyenSuivi des devis
Publicité en ligneAccélérer un objectif précisBudget pilotableImmédiatMesure des réservations générées

Canaux possédés, canaux loués, canaux gagnés. Vos canaux possédés (site, fichier clients, devanture) vous appartiennent et coûtent peu à l’usage. Les canaux loués (plateformes, publicité) apportent du volume vite, mais leurs règles et leurs tarifs changent sans vous. Les canaux gagnés (avis, bouche-à-oreille, presse) se méritent par la qualité de l’expérience.

Un marketing restaurant solide transforme progressivement les clients venus par un canal loué en clients joignables par un canal possédé.

Les outils numériques associés. Caisse, module de réservation, CRM et outils d’envoi sont comparés dans notre domaine logiciels et numérique. Avant de choisir, vérifiez qui détient les données clients et comment les exporter si vous changez d’outil.

Référencement local du restaurant : fiche Google et cartes

Le référencement local désigne la visibilité de votre restaurant dans les résultats de recherche et les cartes lorsqu’un internaute cherche un lieu à proximité. Pour un restaurant, c’est souvent la première porte d’entrée, avant même le site ou les réseaux sociaux.

Ce que la fiche d’établissement permet de gérer

La fiche d’établissement Google permet notamment d’afficher vos horaires, y compris exceptionnels, vos coordonnées, des photos et vos réponses aux avis. Pour les établissements de type « Alimentation et boissons », l’aide de Google décrit un éditeur de menu : plats avec description et prix, sections, photos du menu et lien vers le menu.

Google indique aussi qu’il peut transcrire automatiquement un menu publié sur votre site, avec possibilité de désactiver cette transcription. Vérifiez donc que la carte en ligne est la bonne.

Comment le classement local fonctionne, sans promesse

Selon l’aide de Google sur le classement local, trois facteurs principaux comptent :

La pertinence

L’adéquation entre votre fiche et la recherche. Une catégorie principale fidèle à votre cuisine et une description précise y contribuent.

La distance

L’éloignement entre le lieu recherché et votre établissement. Vous ne la maîtrisez pas, d’où l’importance d’une adresse exacte et d’un point bien placé sur la carte.

La notoriété

Elle tient compte par exemple des liens vers votre site et du nombre et de la qualité des avis. Google précise qu’aucune meilleure place ne s’obtient sur demande ou contre rémunération : méfiez-vous de toute offre qui promet une position.

Les bons réflexes de mise à jour

Mettez à jour les horaires exceptionnels avant chaque fermeture ou jour férié, remplacez les photos dès que la carte ou la salle change et répondez aux questions des internautes. Harmonisez enfin les mêmes informations sur les annuaires et plateformes où vous apparaissez.

Un site n’est pas indispensable pour exister, mais c’est le seul support que vous contrôlez entièrement : pas de concurrent affiché à côté de vous, pas de règle de plateforme qui change. France Num consacre d’ailleurs un guide aux raisons pour lesquelles un restaurant a intérêt à disposer d’un site.

Les contenus indispensables d’un site de restaurant

Placez en haut de page adresse, horaires, téléphone et bouton de réservation. Publiez la carte en texte, lisible sur mobile et par les moteurs de recherche, plutôt qu’en simple image, avec les prix. Ajoutez des photos réelles, l’accès, les informations utiles aux familles et un formulaire pour les groupes.

Le menu en ligne ne remplace pas l’affichage en salle

La DGCCRF rappelle, dans sa fiche sur les droits et obligations des restaurants, que les prix doivent être affichés à l’extérieur pendant toute la durée du service, au moins à partir de 11 h 30 pour le déjeuner et de 18 h pour le dîner, avec des cartes identiques à l’intérieur. Elle précise qu’un QR code seul ne suffit pas.

Ces règles découlent notamment de la loi du 4 avril 1942 relative aux prix des hôtels et restaurants.

Cookies et mesure d’audience. Sur le site, la CNIL exige un consentement préalable aux traceurs non exemptés, et refuser doit être aussi simple qu’accepter. Les autres obligations d’affichage et d’information sont détaillées dans notre domaine hygiène et réglementation.

Réseaux sociaux, influence et presse du restaurant

Les réseaux sociaux servent à donner envie et à entretenir la relation avec les clients qui vous connaissent déjà. France Num rappelle dans son guide sur la visibilité des restaurants sur internet que la présence en ligne prolonge l’expérience client plutôt qu’elle ne la remplace.

Choisir peu de réseaux et un rythme tenable

Choisissez un ou deux réseaux où se trouvent vos clientèles prioritaires et tenez un rythme que l’équipe peut assumer pendant un an. Préparez un calendrier éditorial mensuel : saison, coulisses, nouveautés, événements. Les photos de plats gagnent à être prises à la lumière du jour, au moment du dressage, par la personne qui connaît le plat.

Droits à l’image et contenus de clients

Une photo d’un salarié ou d’un client reconnaissable ne se publie qu’avec son accord. De même, republier la photo ou la vidéo d’un client nécessite de lui demander l’autorisation et de le créditer. Conservez une trace écrite de ces accords, même un simple message.

Travailler avec des influenceurs dans les règles

La loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 encadre l’influence commerciale : contrat écrit au-delà d’un certain montant, transparence sur les images retouchées ou générées, application des règles de la publicité. Pour une invitation ou une collaboration rémunérée, exigez que le caractère commercial soit clairement signalé : une présentation déguisée en avis spontané peut constituer une pratique commerciale trompeuse.

Presse locale et partenariats de quartier. La presse locale s’intéresse à une information, pas à une publicité : une ouverture, un nouveau chef, un produit local, un événement. Les partenariats avec des commerces voisins, des hôtels ou des entreprises apportent des clients qualifiés à faible coût, à condition de suivre les retours de chacun.

Avis clients et e-réputation du restaurant

Les avis pèsent sur la décision des clients et, selon Google, sur la notoriété prise en compte dans le classement local. Leur gestion obéit à des règles précises du code de la consommation, contrôlées par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

Les faux avis sont une pratique commerciale trompeuse

La DGCCRF indique que le professionnel ne peut ni se présenter faussement comme un consommateur, ni diffuser ou faire diffuser par un tiers de faux avis, ni modifier des avis pour promouvoir ses produits, ni affirmer que des avis émanent de clients réels sans l’avoir vérifié.

Ces faits relèvent du délit de pratiques commerciales trompeuses, puni de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende, montant pouvant être porté à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel ou à 50 % des dépenses engagées. Le prestataire et les particuliers recrutés engagent aussi leur responsabilité.

Publier des avis sur votre site : informer sur leur vérification

Si vous affichez des avis de clients sur votre propre site, vous devenez un professionnel qui donne accès à des avis. Selon la DGCCRF, vous devez préciser si vous vérifiez que les avis émanent de personnes ayant réellement consommé, et comment (article L. 111-7-2 et articles D. 111-16 à D. 111-19 du code de la consommation).

Demander et répondre aux avis

Demander à tous, de la même façon

Demandez un avis à tous les clients, sans filtrer les mécontents et sans contrepartie conditionnée à une note positive. Un carton en fin de repas ou un message après la visite suffit.

Répondre à un avis négatif

Répondez rapidement et sans polémique : remerciez, reconnaissez le problème s’il est réel, expliquez la mesure prise et proposez un contact direct. Les futurs clients lisent votre réponse autant que l’avis.

Signaler un avis abusif

Un avis manifestement faux, injurieux ou sans lien avec une visite peut être signalé à la plateforme qui l’héberge. Conservez les preuves utiles : réservation, ticket, échanges.

Point de vigilance

Les offres de « nettoyage » d’e-réputation ou d’achat de packs d’avis exposent le restaurant lui-même, pas seulement le prestataire. Avant de signer avec une agence, demandez par écrit comment les avis sont obtenus et refusez toute rédaction d’avis pour votre compte.

Réservation, no-show et empreinte bancaire au restaurant

Le no-show, c’est-à-dire une réservation non honorée sans prévenir, coûte des couverts que vous avez refusés à d’autres clients. Avant de sécuriser financièrement vos réservations, commencez par les leviers relationnels : confirmation, rappel le jour même, annulation en un clic et liste d’attente.

Exemple pédagogique

Hypothèses fictives : 60 couverts réservés par service, 8 % de no-show, ticket moyen de 35 € HT, 5 services concernés par semaine, 46 semaines d’ouverture. Couverts perdus par service : 60 × 8 % = 4,8. Chiffre d’affaires non réalisé : 4,8 × 35 = 168 € HT par service, soit 840 € HT par semaine et 38 640 € HT sur l’année.

Arrhes ou acompte : bien qualifier la somme versée

Si vous demandez un paiement à la réservation, sa qualification change tout. Service-public.fr rappelle qu’avec des arrhes, chaque partie peut se dédire : le client qui annule perd les arrhes, le professionnel qui annule rembourse le double.

Avec un acompte, l’engagement est ferme pour les deux parties et le professionnel doit indiquer clairement qu’il s’agit d’un acompte. Si rien n’est précisé, la somme versée d’avance est considérée comme des arrhes.

DispositifEffet sur le no-showEffet sur la relationÀ réserver à
Confirmation et rappelRéduit les oublisNeutre ou positifToutes les réservations
Annulation en un clicLibère des tables à tempsPositifToutes les réservations
Liste d’attenteRevend les tables libéréesPositifServices complets
ArrhesFort, dédit possibleFrein à la réservationGroupes, dates fortes
AcompteFort, engagement fermeFrein plus marquéPrivatisations, menus imposés
Empreinte bancaireDissuasifVariable selon l’information donnéeServices très demandés

L’empreinte bancaire : informer et protéger les données

Informer avant la réservation

Le montant susceptible d’être débité, le délai d’annulation gratuite et les cas de débit doivent être portés à la connaissance du client avant qu’il réserve, de façon claire et lisible sur mobile.

Protéger les données de carte

La CNIL rappelle, dans sa page sur le paiement à distance par carte bancaire, que la conservation du cryptogramme visuel est interdite après la première transaction et que conserver la carte pour des achats ultérieurs suppose un consentement exprès.

Groupes et créneaux creux. Pour les groupes, un devis écrit, un menu fixé et une date de confirmation des convives limitent les surprises. Pour les créneaux creux, préférez une offre ciblée (formule de début de soirée, accord mets et vins en semaine, menu entreprise) à une remise générale qui réduit la marge sur tous les services. La planification des équipes correspondante se travaille avec le domaine équipes.

Fidélité, CRM et RGPD au restaurant

Un CRM (outil de gestion de la relation client) centralise les coordonnées, les visites et les préférences de vos clients. Les données personnelles qu’il contient sont encadrées par le RGPD (règlement général sur la protection des données), dont la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) contrôle l’application.

Informer vos clients lors de la collecte

Selon la CNIL, vous devez notamment indiquer l’identité du responsable, les finalités, la base légale, le caractère obligatoire ou facultatif des réponses, les destinataires, la durée de conservation, les droits des personnes et le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL.

E-mail et SMS : consentement préalable, sauf clients existants

Le principe du consentement

La CNIL rappelle que la prospection par courrier électronique ou SMS auprès de particuliers exige un consentement préalable, libre, spécifique, éclairé et univoque. Accepter des conditions générales ne vaut pas accord et les cases pré-cochées sont interdites.

L’exception des clients existants

Un client qui a déjà consommé chez vous peut recevoir des messages sur des produits ou services analogues, s’il a pu s’y opposer simplement lors de la collecte et peut le faire dans chaque message. La création d’un simple compte en ligne, sans achat, ne suffit pas.

Les règles communes à chaque envoi

Selon la fiche de la CNIL sur la prospection, le destinataire doit pouvoir identifier l’expéditeur et refuser simplement les messages suivants. Les SMS non sollicités peuvent être signalés au 33700.

Fichiers achetés et démarchage téléphonique. Un fichier acheté n’est utilisable que si les personnes ont été informées et ont consenti à recevoir de la prospection de partenaires, comme le rappelle la CNIL sur la vente de fichiers clients. Côté téléphone, le ministère de l’Économie indique que le démarchage d’un consommateur suppose désormais son consentement préalable, valable un an au plus.

Un programme de fidélité qui reste rentable

Exemple pédagogique

Hypothèses fictives : le dixième repas est offert, ticket moyen de 25 € HT, coût matière de 30 %. Sur dix repas, le client génère 250 € HT et la récompense vaut 25 € HT en prix de vente, soit 10 %. En coût matière, elle représente 25 × 30 % = 7,50 €, soit 3 % du chiffre d’affaires du cycle.

Mesurez la fréquence de visite des membres avant et après l’inscription. Un programme qui ne fait pas revenir plus souvent coûte de la marge sans rien rapporter.

Promotions, jeux-concours et prix au restaurant

Les opérations promotionnelles remplissent vite un service, mais elles obéissent à des règles précises et peuvent installer de mauvaises habitudes de prix.

Annoncer une réduction de prix

La DGCCRF rappelle que toute annonce de réduction de prix doit indiquer le prix antérieur, c’est-à-dire le prix le plus bas pratiqué au cours des 30 jours précédant la promotion (article L. 112-1-1 du code de la consommation). Un « menu à –30 % » doit donc se calculer à partir d’un prix réellement pratiqué.

Organiser un jeu-concours

Selon la fiche de la DGCCRF sur les loteries publicitaires, une obligation d’achat est possible si l’opération n’est pas déloyale, l’achat devant porter sur le produit ou le service et non sur l’accès au jeu. Rédigez des modalités claires et vérifiez les règles du réseau social utilisé.

Cartes cadeaux et offres prépayées

Une carte cadeau fait venir de nouveaux clients amenés par vos habitués. Indiquez clairement sa durée de validité et ses conditions d’utilisation, et suivez-la en comptabilité comme une somme encaissée d’avance, avec l’appui des guides de gestion et de suivi de la trésorerie.

Livraison et vente à emporter du restaurant

La livraison élargit votre zone de chalandise sans ajouter de places, mais impose emballages, organisation du passe et, avec une plateforme, une commission qui pèse sur la marge.

Comparer la marge par canal

Exemple pédagogique

Hypothèses fictives : panier de 30 € HT, coût matière de 30 % (9 €), emballages de 1,20 €, commission supposée à 25 % du panier HT (7,50 €). Marge après matière, emballage et commission : 30 − 9 − 1,20 − 7,50 = 12,30 €, soit 41 %. En vente directe à emporter : 30 − 9 − 1,20 = 19,80 €, soit 66 %.

L’écart de 7,50 € par commande doit être comparé au surcroît de commandes réellement apporté par la plateforme. Les taux de commission varient selon les contrats : utilisez ceux de votre propre offre. Le calcul du coût matière est détaillé dans cuisine, carte et service.

Ce qu’il faut négocier et organiser

Avant de signer, lisez le contrat sur le taux de commission et son assiette, les frais d’activation ou de matériel, la durée et le préavis, les mises en avant payantes, la gestion des remboursements, l’accès aux données des clients et la liberté de fixer vos prix.

Développer le click and collect. Développez en parallèle une commande directe : commande en ligne, retrait sur place à heure fixe. Glissez dans chaque sac un rappel de ce canal direct. Le choix des emballages et du matériel est traité dans achats et équipement, et l’information sur les allergènes dans hygiène et réglementation.

Événements, privatisation et ventes additionnelles au restaurant

La privatisation remplit des créneaux entiers avec un chiffre d’affaires connu à l’avance. Les ventes additionnelles, elles, augmentent le ticket moyen sans coût d’acquisition.

Commercialiser la privatisation

Créez une page dédiée avec les capacités (assis, debout), les formules, un minimum de dépense ou un forfait, les dates disponibles et un formulaire. Fixez vos règles par écrit : délai de confirmation du nombre de convives, arrhes ou acompte, horaires de fin, conditions en cas d’annulation.

Soirées à thème et temps forts de l’année. Une soirée à thème doit être cohérente avec votre positionnement et rentable à elle seule. Préparez un calendrier commercial annuel : fêtes, saisons, événements sportifs ou culturels du quartier, vacances scolaires.

Former l’équipe à la vente additionnelle

En salle, la vente additionnelle (apéritif, accord mets et vins, dessert, café) repose sur la connaissance de la carte et sur des suggestions sincères, pas sur l’insistance. Formez l’équipe avec les guides du domaine équipes et suivez le ticket moyen par serveur. Les modèles utiles sont rassemblés dans outils et modèles.

Vous hésitez entre plusieurs outils de réservation, de caisse ou de fidélité ?

Être orienté sur les logiciels

Exemple chiffré de marketing restaurant sur un créneau creux

L’avis de la rédaction

La plupart des restaurants n’ont pas un problème de visibilité, mais un problème de conversion et de retour. Avant de payer une agence ou une campagne, corrigez vos informations en ligne, répondez à tous vos avis et construisez un fichier clients conforme : c’est moins spectaculaire, mais c’est ce qui remplit durablement une salle.

Nous recommandons aussi de traiter chaque plateforme comme un canal de découverte, jamais comme le cœur de votre clientèle : un client qui n’est joignable que par un intermédiaire ne vous appartient pas.

La rédaction du Guide des Restaurateurs

Exemple pédagogique

Hypothèses fictives : un restaurant de 40 places remplit son service du mardi soir à 45 %, soit 18 couverts. Il lance une formule de début de soirée annoncée sur sa fiche d’établissement, à ses clients consentants par e-mail et auprès de deux entreprises voisines. Objectif : 60 % de remplissage, soit 24 couverts.

Calcul : 6 couverts supplémentaires × 32 € HT de ticket moyen × 46 mardis = 8 832 € HT de chiffre d’affaires additionnel. Après un coût matière de 30 %, la marge sur coût matière atteint 6 182,40 €. Après un budget supposé de 1 200 € HT (supports, envois, temps), il reste 4 982,40 €, hors coût de personnel additionnel.

+ 6couverts par mardi soir
8 832 € HTde chiffre d’affaires additionnel sur l’année
4 982 €de marge après matière et budget

Ce calcul ne vaut que si les couverts sont réellement nouveaux et non déplacés d’un autre soir. Comparez donc le remplissage de toute la semaine avant et après l’opération.

Indicateurs marketing restaurant à suivre

Quelques indicateurs suivis chaque mois valent mieux qu’un tableau de bord exhaustif jamais ouvert. Fixez vos objectifs à partir de votre historique, pas de moyennes de secteur.

IndicateurCalculFréquenceCe qu’il révèle
Taux de remplissageCouverts servis ÷ (places × services)HebdomadaireServices à travailler en priorité
Ticket moyenChiffre d’affaires HT ÷ couvertsHebdomadaireEffet de la carte et de la vente en salle
Taux de no-showRéservations non honorées ÷ réservationsMensuelleEfficacité des rappels et des conditions
Part de réservations directesRéservations site et téléphone ÷ totalMensuelleDépendance aux intermédiaires
Note et nombre d’avisMoyenne et volume sur la périodeMensuelleSatisfaction perçue, régularité de collecte
Taux de réponse aux avisAvis répondus ÷ avis reçusMensuelleDiscipline de gestion de la réputation
Part de clients réguliersClients revenus sur 90 jours ÷ clients identifiésTrimestrielleEfficacité de la fidélisation
Marge par canal de venteCA HT − matière − emballages − commissionsMensuelleCanaux à développer ou à limiter
Retour d’une campagneMarge générée ÷ coût de la campagnePar campagneOpportunité de reconduire

Attribuer une réservation à une action. Utilisez un lien ou un code propre à chaque action, demandez l’origine à la réservation et comparez avec la même période de l’année précédente. Pour relier ces indicateurs à votre compte de résultat, rendez-vous dans gestion et rentabilité, et suivez les évolutions du secteur dans actualités de la profession.

Erreurs fréquentes en marketing restaurant

  1. Acheter de la visibilité avant de corriger les bases. Une campagne qui renvoie vers des horaires faux ou une carte périmée dépense de l’argent pour décevoir.
  2. Solliciter des avis contre un avantage lié à la note. C’est une pratique commerciale trompeuse et un motif de retrait par les plateformes.
  3. Prospecter sans consentement. Un fichier d’e-mails ou de téléphones constitué sans information ni accord expose à une sanction de la CNIL ou de la DGCCRF.
  4. Signer une plateforme sans calcul de marge. Le volume apporté ne compense pas toujours la commission, surtout sur les petits paniers.
  5. Multiplier les remises générales. Elles réduisent la marge sur tous les services et habituent les clients à attendre la promotion.

Checklist marketing restaurant

Imprimez cette liste et cochez-la une fois par trimestre. Chaque ligne non cochée renvoie à une section de ce guide.

  • La promesse du restaurant tient en une phrase et apparaît partout de la même façon.
  • Nom, adresse, téléphone, horaires et carte sont identiques sur tous les supports.
  • La carte en ligne est en texte, avec les prix, et à jour.
  • L’affichage des prix en vitrine et en salle est conforme, sans se limiter à un QR code.
  • Les mentions « maison » et « fait maison » correspondent à la réalité de la cuisine.
  • Le bandeau cookies du site permet de refuser aussi facilement que d’accepter.
  • Les avis sont demandés à tous les clients, sans contrepartie liée à la note.
  • Tous les avis reçus ont une réponse.
  • Les conditions de réservation et d’annulation sont écrites et acceptées avant paiement.
  • Les sommes versées d’avance sont qualifiées d’arrhes ou d’acompte.
  • Aucun cryptogramme de carte n’est conservé après la première transaction.
  • Le consentement à la prospection est recueilli par une case non pré-cochée.
  • Chaque e-mail et SMS comporte un moyen simple de se désinscrire.
  • La marge de chaque canal de livraison est calculée avec les taux du contrat.
  • Les indicateurs du mois sont relevés et comparés au mois précédent.

Retrouvez d’autres guides grâce à la recherche du site, et l’ensemble des rubriques depuis l’accueil du Guide des Restaurateurs.

Un sujet de ce guide mérite d’être approfondi pour votre établissement ?

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Questions fréquentes sur le marketing restaurant

Quel budget consacrer au marketing de son restaurant ?

Aucun pourcentage réglementaire ou universel n’existe. Commencez par les actions gratuites, qui sont aussi les plus durables : fiche d’établissement exacte, collecte d’avis, fichier clients avec consentement, carte en ligne à jour.

Testez ensuite un budget limité sur un objectif précis, par exemple remplir le mardi soir, pendant six à huit semaines. Mesurez le chiffre d’affaires hors taxes réellement généré, retirez le coût matière et le coût de la campagne, puis décidez de reconduire, d’ajuster ou d’arrêter.

Peut-on payer pour être mieux classé sur Google Maps ?

Non pour le classement local naturel : l’aide de Google indique qu’il n’existe aucun moyen d’obtenir une meilleure place sur demande ou contre rémunération. Le classement repose principalement sur la pertinence, la distance et la notoriété.

Les emplacements publicitaires existent, mais ils sont signalés comme annonces et ne modifient pas ce classement. Méfiez-vous donc des offres qui promettent une position précise : travaillez plutôt l’exactitude de la fiche, les photos, les avis et les liens vers votre site.

Ai-je le droit d’offrir un dessert en échange d’un avis ?

Conditionner un avantage à une note positive ou à un avis favorable vous expose à une pratique commerciale trompeuse, car l’avis n’est plus spontané.

Si vous souhaitez remercier les clients qui prennent le temps d’écrire, faites-le quel que soit le contenu de l’avis et sans le leur annoncer comme une récompense de la note. Vérifiez aussi les règles de la plateforme concernée, qui peuvent interdire toute contrepartie et retirer les avis sollicités de cette manière.

Que risque un restaurant qui publie de faux avis ?

Selon la DGCCRF, publier ou faire publier de faux avis constitue un délit de pratiques commerciales trompeuses puni de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

Le montant peut être porté, proportionnellement aux avantages tirés, à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel ou à 50 % des dépenses engagées pour la pratique. Le prestataire qui rédige les avis et les particuliers recrutés pour les publier engagent aussi leur responsabilité pénale. Le risque d’image s’ajoute au risque juridique.

Puis-je supprimer les avis négatifs affichés sur mon site ?

Trier les avis pour ne garder que les positifs trompe le consommateur. Si vous affichez des avis sur votre propre site, la DGCCRF rappelle que vous devez indiquer si vous vérifiez qu’ils émanent de clients réels et comment vous le faites.

Vous pouvez en revanche écarter des contenus injurieux, illicites ou hors sujet, à condition que ces critères soient annoncés à l’avance et appliqués de la même façon à tous les avis, positifs comme négatifs.

Comment répondre à un avis négatif ?

Répondez vite, poliment et sans polémique. Remerciez l’auteur, reconnaissez ce qui est fondé, expliquez la mesure prise en cuisine ou en salle et proposez un échange direct par téléphone ou par e-mail.

Évitez de révéler des informations personnelles sur le client et de contester point par point. Votre réponse s’adresse autant aux futurs clients qu’à l’auteur : ils jugent votre capacité à corriger un problème, pas seulement le problème lui-même.

Arrhes ou acompte : que demander pour une réservation ?

Avec des arrhes, chaque partie peut se dédire : le client qui annule les perd, le restaurant qui annule rembourse le double. Avec un acompte, l’engagement est ferme pour les deux parties et le professionnel doit indiquer clairement qu’il s’agit d’un acompte.

Sans précision écrite, la somme versée d’avance est considérée comme des arrhes. Pour un groupe ou une privatisation, rédigez vos conditions, faites-les accepter avant le paiement et utilisez le bon terme dans le devis.

L’empreinte bancaire est-elle autorisée au restaurant ?

Elle est pratiquée, à condition d’informer clairement le client avant la réservation du montant susceptible d’être débité, du délai d’annulation gratuite et des cas de débit.

Les données de carte doivent être protégées : la CNIL interdit de conserver le cryptogramme visuel après la première transaction et rappelle que la conservation des données de carte pour des achats ultérieurs suppose un consentement exprès. Réservez cette mesure aux créneaux et aux groupes où le no-show coûte réellement cher.

Comment réduire les no-shows sans pénaliser les clients ?

Commencez par les leviers relationnels : confirmation immédiate, rappel la veille ou le jour même, annulation possible en un clic et liste d’attente pour réattribuer les tables libérées. Mesurez votre taux de no-show par service pendant un mois avant de changer quoi que ce soit.

Réservez ensuite les mesures financières, arrhes ou empreinte bancaire, aux services complets et aux groupes, là où une table vide coûte le plus. Comparez le taux avant et après chaque changement.

Puis-je envoyer une newsletter à tous mes clients ?

Aux particuliers, seulement s’ils ont donné leur consentement préalable, libre, spécifique et éclairé, par exemple avec une case non pré-cochée. Exception : un client qui a déjà consommé chez vous peut recevoir des messages sur des produits ou services analogues, s’il a pu s’y opposer simplement et gratuitement lors de la collecte.

Chaque envoi doit identifier l’expéditeur et permettre de se désinscrire facilement. Un fichier acheté ou récupéré sans information des personnes n’est pas utilisable.

Quelles informations donner aux clients inscrits à mon programme de fidélité ?

Selon la CNIL, vous devez notamment indiquer l’identité du responsable du traitement, les finalités, la base légale, le caractère obligatoire ou facultatif des réponses, les destinataires, la durée de conservation, les droits des personnes et le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL.

Ne collectez que les données utiles au programme : nom, contact, visites et préférences suffisent souvent. La date d’anniversaire ou les allergies ne se demandent que si elles servent réellement au client.

Les plateformes de livraison sont-elles rentables pour un restaurant ?

Cela dépend de la commission prévue par votre contrat, de son assiette, de votre coût matière et de vos emballages. Calculez la marge par commande comme dans l’exemple de ce guide, puis comparez-la au volume supplémentaire réellement apporté par la plateforme, et non au volume total.

Une plateforme peut être utile pour se faire connaître dans une nouvelle zone, à condition de développer en parallèle une commande directe pour les clients qui reviennent.

Un menu accessible par QR code suffit-il ?

Non pour les affichages obligatoires : la DGCCRF précise qu’un QR code seul ne suffit pas. Les prix doivent être affichés à l’extérieur pendant le service, au moins à partir de 11 h 30 pour le déjeuner et de 18 h pour le dîner, et des cartes identiques doivent être disponibles à l’intérieur.

Le menu en ligne et le QR code restent des compléments commerciaux utiles pour donner envie avant la visite et pour traduire la carte.

Peut-on organiser un jeu-concours avec obligation d’achat ?

La DGCCRF indique que les loteries publicitaires relevant du code de la consommation peuvent comporter une obligation d’achat, à condition de ne pas être déloyales. L’achat doit porter uniquement sur le produit ou le service, et non sur l’accès au jeu.

Rédigez des modalités claires : dates, dotations, mode de désignation des gagnants, conditions de participation. Sur un réseau social, vérifiez aussi les règles propres à la plateforme, qui encadrent souvent ce type d’opération.

Combien de temps faut-il pour voir les effets d’une action marketing ?

Une correction d’horaires sur la fiche d’établissement ou une campagne e-mail auprès de clients consentants produit des effets en quelques jours. La visibilité locale, le volume d’avis et l’audience sur les réseaux sociaux progressent en revanche sur plusieurs mois.

Fixez donc une durée de test et un indicateur avant de commencer : un taux de remplissage, un nombre de réservations directes ou un chiffre d’affaires par service. Sans ce repère, il est impossible de juger une action.

GR

Qui a préparé ce guide ?

Ce guide a été rédigé par la rédaction du Guide des Restaurateurs à partir des textes et des pages des administrations citées en sources, consultés lors de sa préparation. Les exemples chiffrés sont fictifs et calculés pour illustrer une méthode ; ils ne remplacent pas l’analyse de votre situation.

Vérifié le 16 octobre 2026 · Prochaine revue : avril 2027

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Sources

  1. DGCCRF — Faux avis de consommateurs sur internet
  2. DGCCRF — Restaurants : droits et obligations des professionnels
  3. Entreprendre.service-public.gouv.fr — Arrhes et acompte
  4. CNIL — Prospection par courrier électronique, fax ou SMS : le consentement
  5. CNIL — La prospection commerciale par courrier électronique, SMS-MMS et automate d’appel
  6. CNIL — De quoi les personnes doivent-elles être informées ?
  7. CNIL — Le paiement à distance par carte bancaire
  8. CNIL — Cookies et autres traceurs : lignes directrices et recommandation
  9. CNIL — Vente de fichiers clients : les règles
  10. France Num — Restaurants : 8 bonnes raisons d’avoir un site internet
  11. France Num — Test de visibilité numérique pour l’hôtellerie et la restauration
  12. France Num — Restaurants : améliorer sa visibilité sur internet et l’expérience client
  13. Ministère de l’Économie — Influenceurs et créateurs de contenus : les mesures d’encadrement
  14. Ministère de l’Économie — Restauration : qu’est-ce que la mention « fait maison » ?
  15. Direction générale des entreprises — La filière restauration
  16. DGCCRF — Annonces de réduction de prix : ce que vous devez savoir
  17. DGCCRF — Loterie : des pratiques commerciales réglementées
  18. Ministère de l’Économie — Démarchage téléphonique : la réglementation pour les professionnels
  19. INPI — La marque : en pratique, le dépôt
  20. Légifrance — Loi du 4 avril 1942 relative au classement et aux prix des hôtels et restaurants
  21. Aide Fiche d’établissement Google — Améliorer le classement local
  22. Aide Fiche d’établissement Google — À propos de l’éditeur de menu

Historique des mises à jour — 16 octobre 2026 : première publication puis refonte complète (influence, promotions, jeux-concours, démarchage téléphonique, exemple chiffré sur créneau creux, erreurs fréquentes).