Un logiciel restaurant se choisit à partir de votre service réel : couverts, rotation, salle ou comptoir, vente à emporter, équipe. Deux points sont non négociables. Une caisse qui encaisse des particuliers doit être sécurisée et justifiée par un certificat ou une attestation de l’éditeur. Depuis le 1er septembre 2026, vous devez pouvoir recevoir des factures électroniques.
Ensuite, comparez les solutions sur une grille pondérée, imposez vos scénarios en démonstration et calculez le coût total sur trois ans, commissions de paiement comprises. Ne signez rien sans connaître la durée d’engagement, le sort du matériel loué et les conditions de récupération de vos données.
Pour qui
Créateurs, repreneurs et exploitants qui équipent un restaurant, une brasserie, un bar ou une restauration rapide, ou qui veulent remplacer des outils devenus inadaptés.
Quand
Avant l’ouverture, lors d’une reprise, à l’échéance d’un contrat de caisse, ou dès que les doubles saisies et les écarts de stock vous coûtent des heures chaque semaine.
Ce que vous obtenez
Une méthode en six étapes, une grille de choix pondérée, un cahier des charges type, un calcul de coût sur trois ans et la liste des clauses à vérifier.
Logiciel restaurant : par où commencer ?
Un logiciel restaurant est un outil numérique qui organise une partie du cycle de l’établissement : prise de commande, encaissement, réservation, planning, achats, stocks, hygiène ou relation client. Il ne crée pas une organisation : il accélère celle qui existe. Avant toute offre, décrivez votre établissement tel qu’il fonctionne un vendredi soir de forte affluence.
Un bistrot de 60 couverts avec service à table n’a pas les besoins d’une restauration rapide qui sert 300 tickets au comptoir, ni d’un traiteur qui produit en laboratoire. Le bon outil fluidifie vos moments de tension ; il ne se juge pas au nombre de fonctions affichées.
Cartographier vos flux avant de regarder une offre
Listez sur une page ce qui circule pendant un service : réservation ou arrivée du client, prise de commande, envoi en cuisine, suivi des plats, encaissement, partage d’addition, pourboire. Ajoutez les flux hors service : commandes fournisseurs, réceptions, inventaires, planning, relevés de température, clôture de caisse, transmission à l’expert-comptable.
Chaque flux qui passe aujourd’hui par du papier, un tableur ou une double saisie est un candidat à l’outillage, mais pas forcément une priorité. Notez à côté le temps perdu par semaine : c’est votre premier indicateur de rentabilité.
Hiérarchiser : obligatoire, rentable, confortable
L’obligatoire relève de la réglementation : caisse sécurisée, réception des factures électroniques, traçabilité sanitaire, registre du personnel. Le rentable fait gagner de la marge ou du temps mesurable : suivi du coût matière, réduction des pertes, planning ajusté à l’activité. Le confortable améliore l’expérience sans effet chiffrable immédiat.
Cette hiérarchie vous évite d’acheter un module de fidélité avant d’avoir fiabilisé vos stocks. Pour relier ces choix à vos chiffres, appuyez-vous sur la rubrique gestion et rentabilité et sur les repères de France Num, le dispositif public d’accompagnement numérique des TPE (France Num).
Un outil central ou plusieurs outils spécialisés
Deux architectures coexistent. Une suite intégrée couvre caisse, stock, planning et réservation chez un même éditeur : un seul contrat, une seule base de données, mais des modules parfois inégaux. Un assemblage d’outils spécialisés reliés à la caisse offre plus de profondeur par fonction, au prix d’intégrations à surveiller.
Dans les deux cas, la caisse reste le pivot : c’est elle qui produit la donnée de vente dont dépendent les autres outils. Choisissez-la en premier, puis vérifiez que chaque outil ajouté sait lire ses données.
Les huit familles d’outils numériques du restaurant
| Famille | Rôle principal | Niveau de priorité courant |
|---|---|---|
| Caisse et paiement | Encaisser, envoyer en cuisine, clôturer | Obligatoire (si caisse informatisée) |
| Facturation et comptabilité | Recevoir et émettre les factures électroniques | Obligatoire |
| Réservation et CRM | Remplir la salle, connaître les clients | Rentable selon le concept |
| Planning et RH | Organiser les équipes, suivre les heures | Rentable dès quelques salariés |
| Achats, stocks et gestion | Maîtriser le coût matière | Rentable |
| HACCP et traçabilité | Enregistrer les autocontrôles sanitaires | Obligation de résultat, support libre |
| Commande et livraison | Bornes, QR code, vente à emporter, plateformes | Selon le modèle |
| Intégrations, IA et sécurité | Relier, automatiser, protéger | Transversal |
Logiciel de caisse restaurant : quelles obligations vérifier ?
L’article 286, I-3° bis du code général des impôts (CGI) impose aux assujettis à la TVA qui enregistrent les règlements de clients particuliers au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse d’utiliser un outil satisfaisant à quatre conditions (Légifrance). Un restaurant qui encaisse des particuliers avec une caisse informatisée est donc concerné.
Les quatre conditions, concrètement
- Inaltérabilité : un paiement enregistré ne peut pas être modifié ou effacé sans trace ; une annulation passe par une écriture nouvelle.
- Sécurisation : les données d’origine et leurs modifications sont protégées et tracées.
- Conservation : les clôtures journalière, mensuelle et annuelle produisent des données intègres.
- Archivage : les données sont archivées selon une périodicité au plus annuelle, avec un dispositif qui préserve leur intégrité dans le temps (BOFiP-Impôts).
Certificat ou attestation de l’éditeur
La conformité se justifie par un certificat délivré par un organisme accrédité, ou par une attestation individuelle de l’éditeur. La loi de finances pour 2025 prévoyait de supprimer cette attestation ; la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 l’a rétablie, comme l’indique le ministère de l’Économie (economie.gouv.fr).
C’est l’éditeur qui obtient le justificatif et doit vous le remettre : réclamez-le avant la signature, vérifiez qu’il vise la version installée chez vous, et conservez-le. Pour un logiciel multifonction, seule la fonction caisse doit être couverte (ministère de l’Économie).
À défaut de justificatif, l’article 1770 duodecies du CGI prévoit une amende de 7 500 euros par logiciel ou système de caisse concerné. Une mise à jour majeure ou un changement d’éditeur doit donc toujours s’accompagner d’un justificatif à jour.
Les fonctions de caisse propres à la restauration
Au-delà de la conformité, un logiciel restaurant de caisse doit gérer ce que le commerce de détail ignore. Faites la liste de ce que votre service exige vraiment, puis vérifiez chaque point en situation.
En salle
- Plan de salle, transfert et fusion de tables.
- Partage d’addition par convive ou par article.
- Modificateurs : cuisson, sans gluten, accompagnement.
- Droits par utilisateur pour les remises, annulations et ouverture du tiroir.
En cuisine
Gestion des suites et des envois, formules et menus, impression des bons ou écran de production en cuisine (KDS, pour kitchen display system). L’écran de production mérite un test réel : c’est souvent là que le service se grippe, quand un plat modifié n’apparaît pas au bon poste.
En fin de journée
Clôture, ventilation par taux de TVA selon le mode de consommation (sur place, à emporter, livraison), suivi des pourboires et export comptable. Ces trois éléments conditionnent la qualité de toute votre gestion en aval.
Pourboires et service : ce que la caisse doit distinguer
Selon la DGCCRF, le pourboire est facultatif et aucune profession ne peut l’exiger, tandis que le service, lorsqu’il est appliqué, doit être inclus dans le prix avec la mention « prix service compris » (DGCCRF). Votre caisse doit enregistrer le pourboire par carte à part du chiffre d’affaires, pour le reverser et le déclarer correctement.
Facturation électronique : quel logiciel restaurant prévoir ?
La généralisation de la facturation électronique entre entreprises assujetties à la TVA suit un calendrier publié par le ministère de l’Économie (economie.gouv.fr). Elle concerne vos achats auprès des fournisseurs et vos ventes à des clients professionnels : repas d’affaires facturés, privatisations, traiteur pour entreprises. Les tickets remis aux particuliers ne sont pas visés.
| Date | Obligation | Entreprises concernées |
|---|---|---|
| 1er septembre 2026 | Être en mesure de recevoir des factures électroniques | Toutes les entreprises |
| 1er septembre 2026 | Émettre des factures électroniques | Grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire (ETI) |
| 1er septembre 2027 | Émettre des factures électroniques | PME et micro-entreprises |
La plupart des restaurants sont des PME ou des micro-entreprises : la réception est déjà exigible, l’émission le sera en septembre 2027. Les factures transitent par une plateforme de dématérialisation choisie par l’entreprise, parmi la liste publiée par l’administration fiscale (impots.gouv.fr).
Vérifiez que votre outil d’achats ou de comptabilité récupère ces factures et les rapproche des bons de livraison. Bien relié, ce flux met à jour vos prix d’achat sans ressaisie, ce qui fiabilise le coût matière de chaque plat.
Les ventes aux particuliers relèvent d’un autre dispositif, l’e-reporting, qui transmet des données de transaction à l’administration. Faites préciser par votre expert-comptable et votre plateforme les données attendues et le calendrier applicable. La rubrique actualités de la profession suit les évolutions de la réforme.
Paiement : comparer les terminaux du restaurant
Le terminal de paiement électronique (TPE) est souvent choisi en dernier, alors qu’il pèse lourd dans le coût total. Les offres combinent une commission proportionnelle au montant, parfois un frais fixe par transaction, un abonnement ou une location du matériel, et des frais annexes de mise en service ou de résiliation.
Selon le ministère de l’Économie, vous pouvez refuser la carte bancaire à condition d’en informer la clientèle à l’avance par un affichage visible, et fixer un montant minimal si vous l’acceptez (economie.gouv.fr). Il est interdit de facturer un supplément selon le moyen de paiement.
Le refus des espèces est en principe interdit, sauf exceptions limitées : manque de monnaie pour l’appoint, paiement de plus de 50 pièces, billets abîmés. Les adhérents de certains organismes de gestion ont des obligations spécifiques d’acceptation du chèque ou de la carte.
Paiement à table, au comptoir, par QR code
Le paiement à table limite les allers-retours et accélère la rotation, mais demande des terminaux mobiles en nombre suffisant et une bonne couverture réseau. Le paiement par QR code laisse le client régler depuis son téléphone.
Points à tester pour le paiement par QR code
- Remontée automatique du paiement dans la note de caisse.
- Gestion du pourboire et du partage d’addition.
- Comportement si le client quitte la page avant la fin.
- Rapprochement automatique en fin de journée.
Demandez une simulation sur votre propre panier moyen et votre volume annuel encaissé par carte, avec le détail par type de carte. Un taux affiché bas peut s’accompagner de frais fixes élevés sur les petits tickets ; un forfait mensuel peut être avantageux à fort volume et pénalisant en basse saison.
Réservation et CRM : les besoins réels du restaurant
Un outil de réservation sert à remplir la salle sans surbooking, à réduire les absences et à connaître vos clients. Le CRM (gestion de la relation client) prolonge cette connaissance : historique de visites, préférences, allergies déclarées, consentements marketing.
Réservation : les fonctions qui comptent
Synchronisation en temps réel avec le plan de salle de la caisse, règles de capacité par créneau, liste d’attente, rappels automatiques, empreinte bancaire ou acompte pour les groupes, gestion des privatisations. Testez le parcours de réservation depuis un téléphone, comme vos clients.
Logiciel de gestion ou place de marché ?
Distinguez le logiciel de gestion des réservations de la place de marché qui vous apporte des clients. Leurs modèles économiques diffèrent, souvent par une commission par couvert, et le client acquis par la plateforme ne vous appartient pas toujours au même titre. Lisez les conditions sur l’usage des coordonnées collectées.
CRM et prospection : les règles de la CNIL
Pour envoyer des SMS ou des courriels promotionnels à des particuliers, la CNIL rappelle qu’il faut en principe leur consentement préalable, avec une exception pour vos clients existants et des produits analogues, et un moyen simple de s’opposer à chaque message (CNIL). Le logiciel doit enregistrer la date et l’origine du consentement.
Pour les leviers d’acquisition et de fidélisation, voir la rubrique clients et marketing, qui traite aussi des avis en ligne et des campagnes.
Planning et RH : quel logiciel pour le restaurant ?
Le planning est l’outil le plus quotidien après la caisse. Un logiciel de planning pour la restauration doit traiter les coupures, les extras, les changements de dernière minute et le suivi des heures, en cohérence avec la convention collective applicable et le contrat de chaque salarié.
Fonctions à exiger d’un outil de planning
- Construction à partir de modèles et de la prévision d’activité.
- Publication aux salariés sur téléphone et échanges de créneaux validés.
- Calcul des heures complémentaires et supplémentaires.
- Alertes sur les durées maximales et les repos.
- Export des variables vers la paie.
Pointage, biométrie et géolocalisation
La CNIL rappelle qu’un dispositif de contrôle doit être justifié par la nature de la tâche et proportionné au but recherché, que les salariés doivent être informés avant sa mise en place et que le CSE doit être consulté dans les entreprises de 50 salariés et plus (CNIL).
Pour la biométrie, l’employeur doit expliquer pourquoi un badge ou un code ne suffit pas (CNIL), dans le cadre du règlement type publié par la CNIL (règlement type biométrie). Dans un restaurant, un badge ou un code personnel suffit en général : préférez ces solutions moins intrusives.
Registre du personnel : papier ou numérique
Tout établissement qui emploie des salariés tient un registre unique du personnel où les noms sont inscrits dans l’ordre des embauches, au moment de l’embauche et de façon indélébile (article L1221-13). Les mentions complémentaires sont listées par voie réglementaire (article D1221-23).
Si votre logiciel RH tient ce registre, vérifiez qu’il empêche la modification silencieuse d’une ligne et qu’il produit un export lisible en cas de contrôle.
Relier planning et ventes
Le vrai gain vient du croisement des heures planifiées avec le chiffre d’affaires par créneau, issu de la caisse. Vous voyez alors le ratio masse salariale sur ventes, service par service. Les règles d’organisation du travail sont détaillées dans la rubrique équipes.
Achats et stocks : logiciel restaurant et coût matière
Un logiciel de gestion de stock pour restaurant n’a de valeur que si les fiches techniques sont à jour et les sorties fiables. Sans cela, il produit des chiffres précis et faux. Commencez par les vingt plats qui font l’essentiel de vos ventes.
Fiches techniques et coût matière
Chaque plat vendu doit être relié à une fiche technique (grammage, rendement, pertes à la préparation) et chaque ingrédient à un prix d’achat mis à jour depuis les factures. Le logiciel calcule alors un coût matière théorique, que vous comparez au coût réel issu des inventaires.
L’écart signale les pertes, les portions non respectées ou les erreurs de saisie. Pour poser ces bases en cuisine, voir la rubrique cuisine, carte et service.
Commandes fournisseurs et réception
Vérifiez la génération de bons de commande à partir de stocks minimaux, la réception avec contrôle des quantités et des prix, la gestion des avoirs et la récupération des factures électroniques. La rubrique achats et équipement traite la négociation avec les fournisseurs.
Un bon tableau de bord tient en une page : chiffre d’affaires, couverts, ticket moyen, coût matière, masse salariale, marge brute. Exigez que chaque indicateur soit défini (hors taxes ou toutes taxes, avant ou après remises) et exportable vers un tableur.
HACCP : ce qu’un logiciel restaurant peut tracer
La méthode HACCP (analyse des dangers et maîtrise des points critiques) repose sur des enregistrements : températures des enceintes froides, réceptions, refroidissements, nettoyage, traçabilité des lots, actions correctives. Un logiciel HACCP remplace le classeur par des relevés sur tablette, des sondes connectées et des alertes.
Des enregistrements datés, attribués à une personne, non modifiables sans trace ; une consultation simple lors d’un contrôle ; un lien avec votre plan de maîtrise sanitaire ; une solution de repli en cas de panne.
Sondes connectées
Elles sont utiles si elles alertent réellement quelqu’un, la nuit ou le week-end, et si la procédure de réaction est écrite. Une alerte qui arrive sur la boîte de l’ancien second ne protège personne.
Le logiciel ne remplace pas la méthode
Un outil numérique n’établit pas votre plan de maîtrise sanitaire à votre place et ne forme pas l’équipe. Le guide de bonnes pratiques d’hygiène du restaurateur reste la référence pour structurer vos autocontrôles (ministère de l’Agriculture), et les contrôles relèvent des services de l’État (agriculture.gouv.fr).
L’exploitant et au moins un membre du personnel doivent être formés à l’hygiène alimentaire (entreprendre.service-public.gouv.fr). Les attentes des services de contrôle sont détaillées dans la rubrique hygiène et réglementation.
Vous voulez savoir quels outils traiter en priorité dans votre établissement ?
Faire le point sur vos outilsCommande, menu digital et livraison au restaurant
La commande numérique couvre plusieurs canaux : bornes en salle, commande à table par QR code, vente à emporter sur votre site, plateformes de livraison. Chacun doit déboucher sur un seul flux vers la cuisine, sinon les erreurs se multiplient au coup de feu.
Les bornes de commande soulagent le comptoir en restauration rapide, à condition que la carte soit pensée pour l’écran : photos, suggestions, allergènes, modificateurs. La commande à table par QR code réduit l’attente mais change le rôle du personnel de salle, qui devient conseil plutôt que preneur de commande.
Menu digital : un complément, pas un substitut
Selon la DGCCRF, l’affichage des prix ne peut pas reposer uniquement sur un QR code (DGCCRF). Les menus et la carte du jour restent affichés à l’extérieur pendant le service, au moins à partir de 11 h 30 et de 18 heures, et des cartes identiques sont remises en salle.
Les règles générales d’affichage des prix (ministère de l’Économie) et celles propres aux bars (DGCCRF) s’appliquent aussi. La fiche de la DGCCRF précise en outre que l’origine des viandes doit être indiquée.
Vente à emporter et plateformes
Votre propre canal de commande en ligne vous laisse la relation client et la marge, mais vous devez en assurer la visibilité. Les plateformes apportent du volume contre une commission. Si vous cumulez plusieurs canaux, un agrégateur qui centralise les commandes dans la caisse évite les tablettes multiples en cuisine.
Calculer la marge par canal
Pour chaque canal, retirez du prix de vente hors taxes la commission, les emballages, le coût matière et le temps de préparation. Un plat rentable en salle peut ne plus l’être en livraison : la rubrique gestion et rentabilité détaille la méthode.
Intégrations : faire dialoguer chaque logiciel restaurant
Un logiciel restaurant qui n’échange pas ses données vous enferme. Trois notions sont à maîtriser avant de signer : les connecteurs, l’export comptable et la réversibilité.
API et connecteurs
Une API (interface de programmation) permet à deux logiciels d’échanger automatiquement des données. Demandez la liste des connecteurs existants, qui les maintient, s’ils sont payants, et ce qui circule réellement : ventes détaillées par article ou seulement totaux journaliers, dans un sens ou dans les deux.
La liaison entre caisse et comptabilité doit produire des écritures ventilées par taux de TVA et par moyen de paiement, avec les remises, annulations et pourboires identifiés. Faites valider le format par votre expert-comptable avant la mise en service.
Contrôle mensuel simple
Chaque mois, comparez le total des ventes de la caisse, le total remonté en comptabilité et les encaissements bancaires. Un écart récurrent signale un connecteur mal paramétré, à corriger avant la clôture de l’exercice.
Réversibilité
La réversibilité est votre capacité à quitter l’éditeur avec vos données : historique des ventes, fiches articles et techniques, fichier clients avec consentements, archives fiscales de caisse. Exigez des formats ouverts, comme le CSV, et un délai et un coût de restitution connus dès le contrat.
Ces sujets rejoignent la préparation d’une ouverture ou reprise, où l’on hérite souvent des outils et des contrats du cédant.
IA, cybersécurité et RGPD au restaurant
L’intelligence artificielle apparaît dans la prévision des ventes, la suggestion de commandes, la rédaction de réponses aux avis, l’assistant téléphonique pour les réservations ou la lecture automatique des factures. Évaluez chaque fonction sur un critère simple : vous fait-elle gagner du temps vérifiable sans dégrader la relation client ?
Demandez sur quelles données le modèle travaille, où elles sont hébergées et si elles servent à entraîner d’autres modèles. Une prévision qui ne s’explique pas ne doit pas piloter seule vos commandes.
Cybersécurité : les mesures de base
Un restaurant est une cible accessible : rançongiciel bloquant la caisse, hameçonnage visant la messagerie, faux changement de coordonnées bancaires d’un fournisseur. Selon le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, 16 % des TPE et PME déclarent avoir déjà été victimes d’une cyberattaque (Cybermalveillance.gouv.fr).
Le dispositif national d’assistance aux victimes recommande des mesures simples (bonnes pratiques), que l’ANSSI détaille pour les organisations (ANSSI).
- Mots de passe distincts et robustes, double authentification.
- Mises à jour des terminaux et des logiciels.
- Sauvegardes déconnectées et comptes individuels.
- Wi-Fi des clients séparé du réseau de la caisse et des terminaux.
RGPD et contrat de sous-traitance
Pour vos fichiers clients et salariés, vous êtes en principe responsable de traitement ; l’éditeur agit comme sous-traitant. Le règlement général sur la protection des données (RGPD) impose un contrat précisant l’objet du traitement, les mesures de sécurité et le sort des données en fin de contrat (CNIL).
Ne collectez que ce qui sert : une allergie déclarée est une donnée de santé, à traiter avec précaution et à ne pas réutiliser à des fins commerciales.
Choisir un logiciel restaurant en six étapes
Voici le parcours que la rédaction recommande, de l’état des lieux à la mise en service. Il vaut pour une caisse comme pour un outil de planning ou de stock.
Décrire le service réel
Couverts, tickets au pic, canaux de vente, équipe, contraintes du lieu. Notez les irritants de chaque poste, en salle comme en cuisine.
Classer les besoins
Obligatoire, rentable, confortable. Les critères obligatoires deviennent éliminatoires dans la grille.
Rédiger le cahier des charges
Deux à quatre pages, le même document pour chaque éditeur, avec une demande de devis détaillé sur trois ans.
Imposer vos scénarios en démonstration
Table de huit, coupure internet, annulation après encaissement, clôture et export comptable.
Noter et chiffrer
Grille pondérée remplie par deux personnes au moins, puis coût total de possession sur trois ans pour les deux finalistes.
Négocier et planifier la bascule
Clauses d’engagement, de matériel et de données relues, mise en service en période creuse, formation avant le premier service.
Grille de choix d’un logiciel restaurant
Une grille pondérée transforme des impressions de démonstration en comparaison argumentée. Attribuez un poids à chaque critère, notez chaque solution de 1 à 5, multipliez et additionnez. Les poids ci-dessous sont un exemple pour un restaurant traditionnel avec service à table ; adaptez-les.
| Critère | Ce que vous vérifiez | Poids (exemple) |
|---|---|---|
| Conformité | Justificatif de caisse à jour, réception des factures électroniques, contrat RGPD | Éliminatoire |
| Adéquation au service | Plan de salle, envois cuisine, partage d’addition, rapidité | 25 % |
| Coût total sur 3 ans | Abonnements, matériel, commissions, mise en service, sortie | 20 % |
| Intégrations et données | API, export comptable, réversibilité | 15 % |
| Fiabilité | Mode hors ligne, disponibilité, sauvegardes | 15 % |
| Support et formation | Horaires du support, y compris soir et week-end, délais d’intervention | 15 % |
| Évolutivité | Ajout de postes, de modules, d’établissements | 10 % |
| Total | 100 % |
Fixez les poids avant de voir les démonstrations, sinon vous les ajusterez inconsciemment à la solution préférée. Faites noter au moins deux personnes, dont une qui travaille en salle ou en cuisine. Un critère éliminatoire non rempli écarte la solution, quel que soit son score.
En restauration rapide, la vitesse d’encaissement et les bornes pèsent davantage ; en gastronomie, la réservation et le CRM ; dans un groupe, l’évolutivité et le pilotage multisite, traités dans la rubrique développement et concepts.
Le critère le plus sous-estimé dans le choix d’un logiciel restaurant n’est pas une fonction, c’est la sortie. Nous recommandons d’écarter toute offre qui ne précise pas par écrit le format, le délai et le coût de restitution de vos données, et qui lie le matériel à un financement distinct sans clause de fin commune.
Une fonction manquante se compense, un enfermement contractuel de quatre ou cinq ans, non. À fonctions comparables, choisissez la solution dont vous pourrez partir proprement : c’est aussi celle qui a le plus intérêt à bien vous servir.
La rédaction du Guide des Restaurateurs
Cahier des charges d’un logiciel restaurant
Le cahier des charges n’a pas besoin d’être long : deux à quatre pages suffisent s’il décrit votre réalité. Envoyez le même document à chaque éditeur, vous obtiendrez des réponses comparables.
Les quatre rubriques du document
Présenter l’établissement
Type de restauration, nombre de places, couverts par service, jours d’ouverture, part de vente à emporter et de livraison, nombre de salariés et d’établissements, contraintes du lieu : réseau, terrasse, étage.
Décrire les flux et volumes
Nombre de tickets au pic, nombre de postes de caisse et de terminaux mobiles, imprimantes et écrans en cuisine, canaux de commande, volume annuel encaissé par carte.
Lister les exigences
Fonctions indispensables, souhaitées et facultatives ; conformité caisse et facturation électronique ; intégrations attendues avec la comptabilité, la paie et les outils existants.
Fixer les conditions
Calendrier de mise en service hors période de forte activité, formation, support, durée d’engagement souhaitée, réversibilité, demande de devis détaillé sur trois ans. Les outils et modèles du site proposent des trames réutilisables.
Quelles questions poser en démonstration ?
Une démonstration est conçue pour montrer les points forts. Reprenez la main en imposant vos scénarios et en posant les mêmes questions à chaque éditeur.
- Une table de huit qui change deux plats, partage l’addition en trois et laisse un pourboire par carte.
- Une coupure internet pendant le service : commande, envoi cuisine, encaissement, resynchronisation.
- Une annulation de ticket après encaissement : qui peut le faire et quelle trace reste.
- La clôture de journée et l’export vers la comptabilité.
- La modification du prix d’un ingrédient et son effet sur le coût matière des plats.
Questions à poser à l’éditeur
- Pouvez-vous me remettre le certificat ou l’attestation de conformité de la version que j’utiliserai ?
- Quels sont les horaires du support un samedi soir et le délai de remplacement d’un matériel en panne ?
- Quels connecteurs sont inclus, lesquels sont facturés, qui les maintient ?
- Où sont hébergées mes données et comment les récupère-t-on en fin de contrat ?
- Quelles hausses de prix le contrat autorise-t-il pendant l’engagement ?
Coût d’un logiciel restaurant sur 3 ans : exemple chiffré
Le coût total de possession additionne tout ce que vous paierez sur la période : abonnements, matériel, mise en service, formation, commissions de paiement et coût de sortie. Le calcul ci-dessous est un exemple pédagogique ; les montants sont des hypothèses, non des prix de marché.
Hypothèses fictives : 300 000 euros encaissés par carte chaque année. Offre A : abonnement de 89 euros HT par mois, matériel acheté 1 200 euros, installation 400 euros, formation 300 euros, commission de 0,9 % sur les paiements par carte.
Offre B : forfait de 108 euros HT par mois incluant logiciel et matériel loué, mise en service 250 euros, formation 300 euros, commission de 0,6 % plus 25 euros de frais fixes mensuels, engagement de 48 mois.
Calcul sur 36 mois : A = 36 × 89 + 1 200 + 400 + 300 + 3 × 2 700 = 13 204 euros. B = 36 × 108 + 250 + 300 + 3 × 1 800 + 36 × 25 = 10 738 euros.
| Poste sur 36 mois | Offre A (euros HT) | Offre B (euros HT) |
|---|---|---|
| Abonnement ou forfait | 3 204 | 3 888 |
| Matériel | 1 200 | inclus |
| Installation, mise en service | 400 | 250 |
| Formation | 300 | 300 |
| Commissions de paiement | 8 100 | 5 400 |
| Frais fixes de paiement | 0 | 900 |
| Total sur 3 ans | 13 204 | 10 738 |
L’offre B est moins chère de 2 466 euros sur trois ans, essentiellement grâce à la commission plus faible. Mais elle engage sur 48 mois : si vous la quittez au bout de 36 mois et que les 12 mensualités restantes sont dues, ajoutez 1 296 euros, soit 12 034 euros. L’écart tombe à 1 170 euros, et vous ne possédez aucun matériel.
Remplacez le volume carte, les taux et les durées par les vôtres : c’est souvent la commission, plus que l’abonnement, qui fait la différence. Ajoutez une ligne pour chaque module optionnel et pour le temps de formation de l’équipe, qui a lui aussi un coût. Vous pouvez reprendre ce raisonnement depuis la grille de choix ci-dessus.
Vous hésitez entre deux devis qui ne présentent pas les coûts de la même façon ?
Être aidé pour comparer des devisContrat de logiciel restaurant : les pièges à éviter
Durée d’engagement et reconduction
Repérez la durée initiale, la reconduction tacite, le préavis de résiliation et ce qui reste dû en cas de départ anticipé. Un engagement long peut se justifier par un prix plus bas, à condition de le chiffrer comme dans l’exemple ci-dessus.
Matériel loué ou financé
Le matériel est parfois loué par un organisme de financement distinct de l’éditeur. Dans ce cas, résilier le logiciel ne met pas fin à la location : vous pouvez continuer à payer un matériel devenu inutile. Lisez qui est votre cocontractant pour chaque élément et ce qui se passe en cas de cession du fonds de commerce.
Propriété et restitution des données
Le contrat doit indiquer que vous restez maître de vos données, les formats et délais de restitution, le coût éventuel de l’extraction et la durée pendant laquelle l’éditeur conserve les archives après la fin du contrat. Vous devez pouvoir présenter vos archives de caisse en cas de contrôle, même après avoir changé de logiciel.
Migrer sans perturber le service
Planifiez le changement en période creuse, faites tourner l’ancien et le nouveau système en parallèle sur un service test, formez l’équipe avant la bascule et conservez une procédure papier. Récupérez les archives de caisse de l’ancien outil avant de couper l’accès.
Plan de bascule en trois temps
- J-15 : paramétrage de la carte, des taux de TVA et des droits utilisateurs.
- J-7 : formation de l’équipe et service test en parallèle.
- Jour J : bascule sur un service calme, ancien système encore consultable.
Points de vigilance avant d’équiper votre restaurant
Ces cinq erreurs reviennent dans la plupart des projets d’équipement numérique. Chacune se corrige facilement avant la signature, difficilement après.
- Signer sans justificatif de caisse. Sans certificat ou attestation de la version installée, vous portez seul le risque de l’amende de 7 500 euros par système.
- Comparer des abonnements au lieu des coûts complets. Les commissions de paiement, les frais fixes et la sortie anticipée pèsent souvent plus que l’abonnement.
- Oublier le contrat de location du matériel. Il survit parfois à la résiliation du logiciel et continue d’être prélevé.
- Négliger le mode hors ligne. Une coupure un samedi soir sans procédure écrite bloque l’encaissement et l’envoi en cuisine.
- Laisser les données chez l’éditeur. Sans clause de restitution, changer d’outil signifie perdre l’historique des ventes et le fichier clients.
Ces points rejoignent les sujets de gestion traités dans la rubrique gestion et rentabilité et la méthode décrite dans notre page notre méthode.
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Être orienté pour votre projetQuestions fréquentes sur le logiciel restaurant
Un logiciel de caisse est-il obligatoire dans un restaurant ?
Non, l’outil lui-même n’est pas imposé. En revanche, si vous enregistrez les paiements de clients particuliers avec un logiciel ou un système de caisse et que vous êtes assujetti à la TVA, ce logiciel doit respecter les conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage prévues à l’article 286, I-3° bis du CGI. Vous devez aussi pouvoir présenter le certificat ou l’attestation qui justifie cette conformité lors d’un contrôle.
Quel justificatif de conformité demander pour une caisse ?
Demandez soit le certificat délivré par un organisme accrédité, soit l’attestation individuelle de l’éditeur. La loi de finances pour 2025 prévoyait la suppression de cette attestation ; la loi de finances suivante l’a rétablie, comme l’indique le ministère de l’Économie. Vérifiez que le document vise la version réellement installée chez vous, conservez-le avec vos contrats et réclamez-en un nouveau après chaque changement de version majeure.
Quelle amende en l’absence de justificatif de caisse ?
L’article 1770 duodecies du CGI prévoit une amende de 7 500 euros par logiciel ou système de caisse concerné, lorsque vous ne pouvez pas justifier de sa conformité. Un restaurant qui utilise deux systèmes de caisse distincts sans justificatif s’expose donc à deux amendes. Le risque se règle simplement : exiger le document avant la signature et le classer avec le contrat.
Depuis quand dois-je pouvoir recevoir des factures électroniques ?
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques de leurs fournisseurs. L’émission devient obligatoire au 1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises, catégorie dont relèvent la plupart des restaurants. Concrètement, vous devez avoir choisi une plateforme de dématérialisation et vérifié que votre outil d’achats ou votre comptabilité récupère ces factures.
La facturation électronique concerne-t-elle les tickets de mes clients ?
Non. La réforme vise les factures entre entreprises assujetties : vos achats auprès des fournisseurs et vos ventes à des clients professionnels, comme un repas d’affaires facturé ou une privatisation. Les ventes aux particuliers relèvent d’une transmission de données distincte, l’e-reporting, dont vous ferez préciser les modalités et le calendrier par votre plateforme et votre expert-comptable.
Dois-je accepter la carte bancaire au restaurant ?
Aucune règle générale n’oblige un restaurant à accepter la carte. Si vous la refusez ou fixez un montant minimum, informez clairement la clientèle avant la commande, par un affichage visible. Il est interdit de facturer un supplément selon le moyen de paiement. Les espèces, elles, ne peuvent en principe pas être refusées, sauf exceptions limitées comme le manque de monnaie pour rendre l’appoint.
Faut-il acheter ou louer son terminal de paiement ?
Comparez les deux options sur trois ans en intégrant la commission par transaction, les frais fixes mensuels, la durée d’engagement et le coût de sortie. La location simplifie la maintenance et le remplacement en cas de panne, mais crée souvent un engagement long, parfois auprès d’un organisme de financement distinct de l’éditeur. L’achat demande une mise de départ mais laisse libre de changer de prestataire de paiement.
Combien coûte un logiciel restaurant ?
Il n’existe pas de prix de référence publié. Le coût dépend des modules choisis, du nombre de postes et de terminaux, du matériel acheté ou loué, et surtout des commissions de paiement. Raisonnez en coût total de possession sur trois ans plutôt qu’en abonnement mensuel : dans notre exemple pédagogique, les commissions pèsent plus de la moitié du total, bien plus que l’abonnement lui-même.
Un menu par QR code suffit-il pour l’affichage des prix ?
Non. Selon la DGCCRF, l’affichage des prix ne peut pas reposer uniquement sur un QR code. Les menus et la carte du jour doivent rester visibles de l’extérieur pendant le service, au moins à partir de 11 h 30 pour le déjeuner et de 18 heures pour le dîner, et des cartes identiques doivent être remises en salle. Le menu numérique reste un complément utile.
Un registre HACCP numérique est-il accepté en contrôle ?
Le support n’est pas imposé : ce qui compte est que vos enregistrements soient complets, datés, attribués à une personne, consultables par l’inspecteur et cohérents avec votre plan de maîtrise sanitaire. Un logiciel HACCP convient donc, à condition de pouvoir montrer l’historique sans délai et de prévoir une solution de repli en cas de panne de tablette ou de réseau.
Qui est propriétaire des données de mes clients ?
Vous êtes en principe responsable de traitement pour le fichier clients, l’éditeur agissant comme sous-traitant au sens du RGPD. Le contrat doit le préciser, décrire les mesures de sécurité et prévoir la restitution des données en fin de contrat. Attention aux places de marché de réservation : le client qu’elles vous apportent peut rester rattaché à leur propre fichier, selon leurs conditions.
Puis-je envoyer des SMS promotionnels à mes clients ?
Seulement avec leur consentement préalable, sauf exception pour des clients existants et des produits analogues, avec un moyen simple de s’opposer à chaque envoi, rappelle la CNIL. Le logiciel de CRM doit tracer la date et l’origine de ce consentement, et retirer automatiquement de vos campagnes les clients qui se désinscrivent. Un fichier importé sans preuve de consentement ne devrait pas servir à la prospection.
Peut-on contrôler les horaires des salariés par empreinte digitale ?
La CNIL considère la biométrie au travail comme un dispositif à justifier par l’employeur : il doit expliquer pourquoi un badge ou un code ne suffit pas. Pour un restaurant, un badge, un code personnel ou un pointage sur tablette répondent en général au besoin de décompte des heures. Informez les salariés avant la mise en place et, à partir de 50 salariés, consultez le comité social et économique (CSE).
Comment préparer une panne de caisse ou d’internet ?
Vérifiez en démonstration le mode hors ligne : prise de commande, encaissement, impression des bons cuisine et resynchronisation une fois la connexion revenue. Prévoyez une connexion de secours, par exemple un partage de données mobile dédié, et une procédure papier écrite, connue de l’équipe, avec des bons numérotés à ressaisir après coup. Testez cette procédure une fois par an, hors service.
Que vérifier avant de résilier mon ancien logiciel ?
Exportez les données de caisse et les archives fiscales, les fiches clients avec leurs consentements, les fiches techniques, l’historique des ventes et les plannings, dans des formats lisibles comme le CSV. Conservez les archives de caisse pendant la durée légale, car vous devez pouvoir les présenter en cas de contrôle même après avoir changé d’outil. Vérifiez aussi que la location du matériel prend fin en même temps que le logiciel.
Faire le point sur les logiciels de votre restaurant
Décrivez votre établissement et vos outils actuels : nous vous orientons vers les bonnes questions et vers des solutions comparables sur les mêmes critères, coût sur trois ans compris.
Sources
- Ministère de l’Économie — Certification des logiciels de caisse
- Ministère de l’Économie — Logiciels de caisse : ce que doivent savoir les professionnels
- BOFiP-Impôts — Logiciels et systèmes de caisse sécurisés
- Légifrance — Code général des impôts (articles 286 et 1770 duodecies)
- Ministère de l’Économie — Calendrier de la facturation électronique
- impots.gouv.fr — Je passe à la facturation électronique
- Ministère de l’Économie — Moyens de paiement que vous devez accepter
- Ministère de l’Économie — Obligations en matière d’affichage des prix
- DGCCRF — Restaurants : droits et obligations des professionnels
- DGCCRF — Cafés et bars : quelles obligations pour les professionnels ?
- DGCCRF — Pourboire et service
- Entreprendre.service-public.gouv.fr — Réglementation dans un bar ou un restaurant
- Code du travail numérique — Article L1221-13 (registre unique du personnel)
- Code du travail numérique — Article D1221-23 (mentions du registre)
- CNIL — Contrôle de l’activité des personnes employées
- CNIL — Contrôle d’accès biométrique sur les lieux de travail
- CNIL — Biométrie sur les lieux de travail : règlement type
- CNIL — Prospection commerciale par SMS
- CNIL — Obligations des sous-traitants
- Cybermalveillance.gouv.fr — Bonnes pratiques de sécurité
- Cybermalveillance.gouv.fr — Baromètre TPE-PME 2025 (sondage OpinionWay)
- ANSSI — Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information
- France Num — Transformation numérique des TPE et PME
- Ministère de l’Agriculture — Sécurité sanitaire des aliments
- Ministère de l’Agriculture — Guide de bonnes pratiques d’hygiène du restaurateur
Historique des mises à jour — 16 octobre 2026 : première publication ; 16 octobre 2026 : refonte complète (méthode en six étapes, sources étendues, pointage et CNIL, affichage des prix et QR code, exemple chiffré détaillé).