Hygiène, réglementation et sécurité

Plan de maîtrise sanitaire : modèle à adapter

  • PMS
  • HACCP
  • Bonnes pratiques d’hygiène
  • Traçabilité
  • Enregistrements
  • Contrôle DDPP

Le plan de maîtrise sanitaire, ou PMS, est le dossier qui prouve que votre restaurant maîtrise la sécurité des aliments. Cette page vous donne une trame commentée à recopier, un index des preuves avec un responsable par procédure, et la liste des points qui demandent une adaptation à votre cuisine ou une validation avant d’être opposables en contrôle.

L’essentiel

Le plan de maîtrise sanitaire d’un restaurant réunit trois blocs : les bonnes pratiques d’hygiène, les procédures fondées sur les sept principes HACCP, puis la traçabilité et la gestion des non-conformités. Il comprend les enregistrements qui prouvent leur application.

Aucun modèle n’est imposé : un guide de bonnes pratiques validé peut servir de base, à condition de l’adapter à vos locaux, à votre carte et à votre équipe. Chaque procédure doit avoir un responsable, une fréquence et une preuve identifiée. Ce modèle ne remplace pas l’analyse de votre situation.

7 principes
HACCP à appliquer par tout exploitant du secteur alimentaire
3 blocs
dans un PMS : bonnes pratiques, HACCP, traçabilité et non-conformités
14 heures
de formation en hygiène pour au moins une personne en restauration commerciale
14 allergènes
à signaler par écrit au client pour les repas servis sur place
2 231 TIAC
déclarées en France en 2023, dont environ 45 % en restauration collective ou commerciale
4 niveaux
d’hygiène publiés sur Alim’confiance après un contrôle, consultables un an

Pour qui

Exploitants, chefs et gérants de restaurant qui ouvrent, reprennent un fonds ou doivent remettre à plat un dossier d’hygiène incomplet.

Quand

Avant l’ouverture et la déclaration à la DDPP, après un contrôle avec écarts, puis à chaque changement de carte, d’équipement ou d’équipe.

Ce que vous obtenez

Une trame de PMS commentée, un index des preuves avec responsable par procédure, les points à faire valider et un exemple chiffré fictif.

Plan de maîtrise sanitaire : définition et obligation

Le plan de maîtrise sanitaire est l’ensemble des documents qui décrivent les mesures prises par un établissement pour assurer l’hygiène et la sécurité des aliments, et des enregistrements qui prouvent leur application. En restauration, il couvre le personnel, les locaux, les denrées, les recettes et la relation avec les fournisseurs.

La réglementation des restaurants en matière d’hygiène ne fixe pas de modèle unique. Elle impose des résultats et la capacité de les démontrer. Le plan de maîtrise sanitaire est la réponse documentaire à cette exigence.

Le fondement : le règlement (CE) 852/2004

L’article 5 du règlement (CE) 852/2004 impose aux exploitants de mettre en place, d’appliquer et de maintenir des procédures permanentes fondées sur les principes HACCP. Le même article demande des documents et dossiers adaptés à la nature et à la taille de l’entreprise, tenus à jour.

Le règlement s’applique à toutes les étapes après la production primaire, donc à la restauration commerciale. Il est complété en droit français par l’arrêté du 21 décembre 2009 pour le commerce de détail, qui fixe notamment les températures de conservation.

Ce que le plan de maîtrise sanitaire n’est pas

Ce n’est ni une attestation, ni un agrément, ni un document que l’on dépose. Le restaurant le conserve et le présente lors d’un contrôle. La déclaration d’activité auprès de la DDPP, décrite par Entreprendre.Service-Public.fr, est une démarche distincte, faite avant l’ouverture.

Ce n’est pas non plus l’équivalent de la formation hygiène de 14 heures. Celle-ci donne les bases pour construire le plan ; elle ne dispense pas de le rédiger.

Construire son plan de maîtrise sanitaire en 7 étapes

L’ordre compte : on ne rédige pas de procédure avant d’avoir décrit l’établissement, et on n’analyse pas les dangers avant d’avoir posé les bonnes pratiques qui en maîtrisent la plupart. Voici la méthode que nous recommandons pour un restaurant indépendant.

1

Décrire l’établissement

Plan des locaux, circuits, équipements de froid et de cuisson, effectif, carte et volumes : c’est le périmètre du plan de maîtrise sanitaire.

2

Choisir sa base de référence

Repérer le guide de bonnes pratiques d’hygiène validé qui correspond à votre activité, ou décider de bâtir vos procédures vous-même.

3

Rédiger les bonnes pratiques d’hygiène

Personnel, nettoyage, nuisibles, eau, températures, réception, allergènes : une fiche par thème, avec la valeur cible et la preuve attendue.

4

Analyser les dangers de vos recettes

Pour chaque famille de plats, dérouler les étapes réelles, les dangers et la mesure de maîtrise, puis repérer d’éventuels points critiques.

5

Organiser traçabilité et non-conformités

Fournisseurs, lots, retraits, rappels, gestion d’une panne de froid ou d’un produit douteux : qui décide et comment c’est noté.

6

Nommer un responsable par procédure

Chaque fiche a un titulaire et un suppléant, une fréquence et un support d’enregistrement identifié dans l’index des preuves.

7

Vérifier et réviser

Revue mensuelle des enregistrements, revue complète une fois par an et à chaque changement de carte, d’équipement ou d’équipe.

Les étapes 1 à 5 se préparent idéalement avant l’ouverture, en parallèle du parcours de création ou de reprise. Les étapes 6 et 7 se jouent en exploitation : ce sont elles qui font la différence lors d’un contrôle.

Bon à savoir

Si vous reprenez un fonds, demandez le PMS du cédant et ses derniers enregistrements. Ils renseignent sur l’état réel de la cuisine, mais ils ne vous engagent pas : c’est vous qui devenez responsable, avec votre propre équipe.

Les trois blocs d’un plan de maîtrise sanitaire

La note de service DGAL/SDSSA/N2012-8156 décrit le PMS en trois parties : les bonnes pratiques d’hygiène, ou prérequis, les procédures fondées sur les sept principes HACCP, puis les procédures de traçabilité et de gestion des non-conformités. Les bonnes pratiques y sont présentées comme la base du système.

BlocCe qu’il couvrePreuves typiques
Bonnes pratiques d’hygiènePersonnel, locaux, équipements, nettoyage, nuisibles, eau, froid, réceptionPlan de nettoyage, relevés de température, fiches de réception
Procédures HACCPAnalyse des dangers par recette, points critiques éventuels, limites et surveillanceDiagrammes de fabrication, fiches de refroidissement, actions correctives
Traçabilité et non-conformitésFournisseurs, lots, retraits et rappels, produits douteux, incidentsFactures et bons de livraison, étiquettes, fiches de non-conformité

Pourquoi les bonnes pratiques passent en premier

La plupart des dangers d’une cuisine de restaurant se maîtrisent par l’hygiène de base : mains, froid, séparation du cru et du cuit, nettoyage. La note de la DGAL admet que, si l’analyse conclut que ces bonnes pratiques suffisent, il n’existe ni point critique ni prérequis opérationnel à suivre en plus.

Le vocabulaire à maîtriser

Le PRP est un programme prérequis, c’est-à-dire une bonne pratique générale. Le PRPo est un prérequis opérationnel, attaché à une étape précise. Le CCP, ou point critique pour la maîtrise, est l’étape où une surveillance est indispensable pour éliminer un danger.

La place des enregistrements

Un PMS sans enregistrements n’est qu’une intention. La note de 2012 attend des supports pour la surveillance, les actions correctives et la vérification, et réserve la procédure écrite aux cas où les modalités sont complexes. C’est un gain de temps à exploiter : inutile d’écrire trois pages pour un geste simple.

Bonnes pratiques d’hygiène, socle du plan de maîtrise sanitaire

Les bonnes pratiques d’hygiène sont l’ossature du PMS. La communication de la Commission de 2022 les range parmi les programmes prérequis, avec la formation et la traçabilité. Pour un restaurant, elles tiennent en une douzaine de fiches.

Personnel et formation

Entreprendre.Service-Public.fr rappelle les règles : tenue propre, coiffe, lavage des mains au retour au poste et après les toilettes, éviction des personnes atteintes de gastro-entérite ou de plaie ouverte. La fiche « personnel » du PMS précise qui vérifie et comment.

La formation spécifique est prévue par l’article L233-4 du code rural et les articles D233-11 à D233-13. Le cahier des charges figure dans l’arrêté du 12 février 2024. Les questions d’équipe et d’intégration des nouveaux sont traitées dans notre dossier recruter, organiser et fidéliser une équipe.

Locaux, nettoyage et nuisibles

Le plan de nettoyage indique pour chaque zone et équipement le produit, la dose, la fréquence et la personne. Le plan de lutte contre les nuisibles précise les points d’appât, la fréquence des passages et les constats. Rangez ces deux plans au même endroit que les autres preuves, dans un classeur ou un outil unique, tenu à jour.

Les déchets et biodéchets

La gestion des déchets fait partie des bonnes pratiques. Le tri à la source des biodéchets est désormais généralisé, comme l’expliquent Info.gouv.fr et le ministère de la Transition écologique. L’ADEME détaille les solutions de collecte pour les professionnels.

Froid, réception et stockage

Les températures maximales des denrées sont fixées par l’annexe de l’arrêté de 2009, reprises dans notre tableau des températures de conservation. La fiche « froid » du PMS liste chaque enceinte, sa consigne, la fréquence de relevé et la conduite à tenir en cas d’écart.

Contrôle à réception

À chaque livraison : température des produits frais, état des emballages, dates limites, conformité à la commande. Le refus d’un produit est noté. Les critères de choix et de suivi des fournisseurs sont développés dans notre domaine achats et équipement.

L’eau utilisée doit être potable, et un réseau d’eau non potable ne doit jamais communiquer avec elle. Les équipements de froid et de cuisson ont un carnet d’entretien : hottes, chambres froides, friteuses. Ces fiches d’entretien figurent parmi les documents attendus en contrôle.

L’analyse HACCP dans le plan de maîtrise sanitaire

L’analyse HACCP est la partie du PMS qui regarde vos recettes une à une. L’article 5 du règlement 852/2004 en fixe les sept principes : identifier les dangers, repérer les points critiques, fixer des limites, surveiller, prévoir des actions correctives, vérifier, documenter.

Partir des familles de plats

Plutôt que d’analyser chaque plat, regroupez la carte en familles qui partagent un même procédé : préparations froides crues, plats cuits servis chauds, plats cuits refroidis puis remis en température, desserts à base d’œufs crus, fritures. Une famille, un diagramme.

Le diagramme de fabrication

Pour chaque famille, listez les étapes réelles : réception, stockage, préparation, cuisson, refroidissement, conservation, remise en température, dressage, service. À chaque étape, notez le danger possible et la mesure qui le maîtrise. Les fiches techniques de cuisine sont votre matière première.

Les dangers à connaître

Les dangers sont biologiques, chimiques, physiques et allergéniques. L’Anses publie des fiches de description des dangers biologiques transmissibles par les aliments, utiles pour comprendre Listeria, Salmonella ou Bacillus cereus. Le règlement (CE) 2073/2005 fixe les critères microbiologiques applicables aux denrées.

Les préparations sensibles

Tartares, préparations à base d’œufs crus, cuisson sous vide à basse température, refroidissement de grandes quantités, congélation de vos propres préparations : chacune ajoute des dangers et mérite une fiche dédiée, rédigée avant la mise à la carte.

Points critiques : en avoir ou non

Un restaurant n’a pas forcément de point critique au sens strict. La communication de la Commission indique que, dans les très petites entreprises, les bonnes pratiques peuvent suffire si l’analyse n’identifie ni point critique ni prérequis opérationnel. Elle précise aussi que la flexibilité ne vise pas à réduire le nombre de points critiques.

Vigilance

Même avec la flexibilité, l’enregistrement de la surveillance d’un point critique reste obligatoire, rappelle la note de la DGAL. Si votre analyse retient le refroidissement rapide comme point critique, chaque refroidissement doit être tracé avec l’heure et la température.

Traçabilité et non-conformités du plan de maîtrise sanitaire

Le troisième bloc du PMS organise la réponse à un problème. L’article 18 du règlement (CE) 178/2002 impose d’identifier qui vous a fourni une denrée ; l’article 19 impose d’engager le retrait d’un produit dangereux et d’en informer les autorités.

Ce qu’il faut pouvoir retrouver

Pour chaque produit : le fournisseur, la date de livraison, le lot et la date limite. Les bons de livraison, les factures et les étiquettes conservées suffisent souvent. Pour la viande bovine, la DGCCRF rappelle que l’origine doit être indiquée au client en restauration.

Les étiquettes internes

Toute préparation maison conservée porte une étiquette : nom, date de fabrication, date limite fixée par vous, éventuellement date de décongélation. Cette durée de vie doit être justifiée par votre PMS ou par l’information du fabricant.

Gérer une non-conformité

Une non-conformité est un écart à une valeur cible : chambre froide à +6 °C, livraison tiède, nuisible observé. La fiche indique qui constate, qui décide, quelle action est prise et comment c’est noté. Le guide de la DGAL pour les petits établissements de restauration collective propose un registre de non-conformités en annexe.

Quand un fournisseur rappelle un produit, vous devez retrouver les lots concernés, les isoler et noter ce que vous avez fait. Le registre des retraits est la preuve que la procédure a fonctionné.

Allergènes et culture de sécurité dans le plan de maîtrise sanitaire

Le règlement (UE) 2021/382 a modifié les annexes du règlement 852/2004 pour y ajouter la gestion des allergènes, la redistribution des denrées et la culture de la sécurité alimentaire. Ces trois sujets ont donc leur place dans le PMS.

La fiche allergènes

Le règlement INCO fixe la liste des 14 allergènes, et le décret 2015-447 organise l’information pour les denrées non préemballées. Votre fiche relie chaque recette à ses allergènes, prévoit la mise à jour en cas de changement de fournisseur et décrit la prévention des contaminations croisées.

L’information du client et le registre sont détaillés dans notre section sur les 14 allergènes et l’information écrite. Pour la salle, le lien se fait avec l’organisation de la carte et du service.

La culture de la sécurité alimentaire

La culture de la sécurité alimentaire désigne l’engagement de la direction et de l’équipe à appliquer les règles au quotidien. La communication de la Commission présente la formation comme son outil principal. Dans un restaurant, elle se démontre par des gestes concrets : accueil des nouveaux, rappels courts en début de service, remontée libre des incidents.

Comment la documenter simplement

Une feuille d’émargement des formations internes, un compte rendu de revue annuelle et un registre d’incidents ouverts à tous suffisent souvent. Le PMS n’a pas besoin d’une charte de dix pages.

GBPH ou plan de maîtrise sanitaire sur mesure ?

Les articles 7 et 8 du règlement (CE) 852/2004 prévoient des guides nationaux de bonnes pratiques d’hygiène, utilisables sur une base facultative. En France, ils sont validés par l’administration. Le guide de la restauration rapide indique que le respect de ses recommandations vaut présomption de conformité.

CritèreS’appuyer sur un GBPHPlan entièrement sur mesure
Analyse des dangersReprise du guide, à compléter pour les recettes non couvertesÀ conduire en totalité
Couples temps et températureFournis par le guideÀ justifier par vous-même
Charge de rédactionMoyenne : adapter et compléterÉlevée
Risque principalCopier sans adapter à vos locauxValeurs non justifiées
Pour quiLa plupart des restaurants indépendantsProcédés spécifiques ou volumes importants

Choisir le bon guide

Le guide doit correspondre à votre activité réelle : le guide de la restauration rapide vise la vente au comptoir en conditionnements jetables, à emporter ou en livraison. Un restaurant traditionnel se réfère au guide de sa branche. Vérifiez la version en vigueur avant de l’utiliser.

Ce que le guide ne fait pas à votre place

Le guide ne connaît ni votre plan de cuisine, ni vos fournisseurs, ni vos horaires. La communication de la Commission le dit clairement : les guides aident, mais ne remplacent pas l’analyse propre à chaque établissement.

Vous ouvrez ou reprenez un restaurant et votre dossier d’hygiène reste à bâtir ? Décrivez votre situation, nous vous orientons vers un accompagnement adapté.

Être orienté

Modèle de plan de maîtrise sanitaire : la trame commentée

Voici la trame de PMS que nous proposons pour un restaurant indépendant. Elle suit les trois blocs de la DGAL et s’ouvre sur une partie descriptive. Chaque fiche tient sur une page : objectif, valeur cible, surveillance, action corrective, preuve.

N°FicheContenu attenduCommentaire de la rédaction
0Présentation de l’établissementActivité, capacité, plan des locaux, circuits, liste des équipementsÀ faire en premier : tout le reste s’y réfère
1PersonnelTenue, lavage des mains, état de santé, visiteursPréciser qui écarte un salarié malade
2FormationPersonne formée 14 h, instructions internes, accueil des nouveauxGarder attestation et émargements
3Nettoyage et désinfectionPlan par zone, produits, doses, fréquencesColler les fiches au poste, pas seulement au bureau
4NuisiblesPlan des appâts, passages, constatsLe rapport du prestataire ne suffit pas sans vos constats
5EauOrigine, points d’eau, absence de retour d’eau non potableCourte, mais attendue
6RéceptionContrôles, critères de refus, fiche de réceptionNoter aussi les refus
7Froid et stockageEnceintes, consignes, relevés, panneUne ligne par enceinte
8ProductionDiagrammes par famille de plats, cuisson, refroidissement, remise en températureCœur de l’analyse HACCP
9AllergènesMatrice recettes et allergènes, contaminations croisées, information clientMise à jour à chaque changement de recette
10TraçabilitéFournisseurs, lots, étiquetage interne, origine des viandesConserver bons de livraison et étiquettes
11Non-conformités, retraits, rappelsQui décide, actions, registreMieux vaut un registre rempli qu’un registre vide
12Déchets et huilesTri, biodéchets, huiles de fritureGarder les justificatifs d’enlèvement
13Équipements et maintenanceHottes, froid, thermomètres, sondesVérifier les thermomètres par comparaison
14Vérification et revueRevue mensuelle, revue annuelle, autocontrôles éventuelsDatée et signée

Comment utiliser la trame

Recopiez la trame, puis remplacez chaque exemple par vos données : le nom de vos enceintes, vos produits de nettoyage, vos fournisseurs. Supprimez ce qui ne vous concerne pas, par exemple les fritures si vous n’en faites pas, en le justifiant en une ligne.

Le niveau de détail attendu

L’article 5 parle de documents adaptés à la nature et à la taille de l’entreprise. Pour un restaurant de quarante couverts, quinze fiches courtes et leurs supports d’enregistrement valent mieux qu’un dossier épais que personne ne lit.

L’avis de la rédaction

Le PMS le plus utile n’est pas le plus complet, c’est celui que l’équipe applique un samedi soir de coup de feu. Nous recommandons de partir d’un guide de bonnes pratiques validé plutôt que d’une trame achetée, et de consacrer l’essentiel de l’effort à l’index des preuves et aux responsables.

Un inspecteur ne lit pas votre classeur page par page : il observe la cuisine, ouvre un frigo, demande un relevé. Si la réponse est immédiate et cohérente, le dossier a rempli son rôle.

La rédaction du Guide des Restaurateurs

Index des preuves du plan de maîtrise sanitaire

L’index des preuves est la table de correspondance entre chaque procédure du PMS et le document qui prouve son application. Il permet de répondre en quelques secondes à la question « montrez-moi ». C’est la ressource centrale de ce modèle.

ProcédurePreuveFréquenceResponsableOù la trouver
FroidRelevé de température par enceinteOuverture et fermetureSecond de cuisineClasseur cuisine ou sonde connectée
RéceptionFiche de réception, refus notésChaque livraisonPersonne qui réceptionneBannette réception
RefroidissementFiche heure et température début et finChaque refroidissementCuisinier du postePrès de la cellule
NettoyagePlan de nettoyage émargéQuotidienne et hebdomadairePlongeur, chef de partieAffiché par zone
NuisiblesRapports et constats internesSelon contrat et constatGérantClasseur administratif
AllergènesMatrice datée, support clientÀ chaque changement de carteChef de cuisineCuisine et salle
FormationAttestation 14 h, émargements internesÀ l’embauche et une fois par anGérantClasseur administratif
Non-conformitésRegistre des écarts et actionsÀ chaque écartCelui qui constate, validé par le chefClasseur cuisine
TraçabilitéBons de livraison, étiquettesChaque livraisonGérantArchive par mois
RevueCompte rendu daté et signéMensuelle et annuelleGérant et chefPremière page du classeur

Combien de temps garder les preuves

La note de service de 2012 donne des repères de conservation pour les enregistrements : durée de vie du produit plus six mois, date de fabrication ou de livraison plus six mois pour les produits très périssables, cinq ans pour les produits sans durée de conservation fixée, trois ans pour les documents de vérification utilisés en analyse de tendance.

Type de documentRepère de conservation
Enregistrements liés à un produitDurée de vie du produit + 6 mois
Produits très périssables (moins de 3 mois de vie ou sans date)Date de fabrication ou de livraison + 6 mois
Produits sans durée de conservation fixée5 ans
Documents de vérification pour l’analyse de tendance3 ans

Le guide de la DGAL pour la restauration collective retient trois ans pour les enregistrements d’entretien, de nettoyage et d’allergies. En pratique, archiver par mois et garder trois ans couvre la plupart des cas d’un restaurant ; confirmez avec le guide que vous suivez.

Papier ou numérique

Le support est libre. Des relevés issus de sondes connectées ou un registre sur tablette conviennent s’ils sont datés, attribués et consultables pendant le contrôle. Les critères de choix sont détaillés dans logiciels et outils numériques du restaurant.

Un responsable par procédure du plan de maîtrise sanitaire

Une procédure sans titulaire n’est pas appliquée. Dans le PMS, chaque fiche porte un nom de poste, un suppléant et une fréquence. On nomme un poste plutôt qu’une personne, pour que le plan survive aux départs.

Répartir sans surcharger

Le gérant porte les volets administratifs : formation, fournisseurs, nuisibles, revue. Le chef de cuisine porte la production, les allergènes et la validation des non-conformités. Les relevés quotidiens reviennent aux postes qui ouvrent et ferment la cuisine.

Le suppléant, une case trop souvent vide

Le jour de repos du second, qui fait le relevé de fermeture ? Le suppléant doit être formé et prévu au planning. Le lien avec l’organisation des plannings et des équipes est direct.

Vérifier sans tout refaire

Le responsable de la revue regarde chaque mois les enregistrements : sont-ils complets, les écarts ont-ils une action, les valeurs sont-elles plausibles ? Un relevé toujours identique, au dixième de degré près, est un signal d’alerte.

Adapter et faire valider le plan de maîtrise sanitaire

Certains éléments du PMS se recopient presque tels quels, d’autres exigent une adaptation à votre établissement, et quelques-uns une validation : la preuve que la mesure fonctionne vraiment. C’est cette dernière catégorie qui fait défaut dans les dossiers génériques.

Ce qui se reprend d’un guide

Les règles d’hygiène du personnel, la logique du plan de nettoyage, les températures réglementaires, la liste des 14 allergènes, les principes de traçabilité. Ces éléments sont communs à tous les restaurants.

Ce qui s’adapte obligatoirement

Le plan des locaux et les circuits, la liste des enceintes, les fréquences de nettoyage, les fournisseurs, la matrice des allergènes, les diagrammes par famille de plats, les noms de postes. Rien de cela ne peut venir d’un modèle.

Les durées de vie que vous fixez

Une sauce maison conservée trois jours, une préparation sous vide gardée une semaine : ces durées doivent être justifiées par le guide que vous suivez, par l’information du fabricant ou par des analyses. Sinon, raccourcissez-les.

Ce qui demande une validation

Les couples temps et température de refroidissement et de remise en température, la cuisson sous vide à basse température, la congélation de vos propres préparations, le nettoyage des surfaces en contact avec des aliments prêts à consommer. La communication de la Commission cite d’ailleurs la validation du nettoyage dans la gestion des allergènes.

Comment valider simplement

Reprendre un couple temps et température d’un guide validé, mesurer sur vos propres équipements que vous l’atteignez, garder la trace des essais. Pour les procédés hors guide, des analyses microbiologiques en laboratoire apportent la preuve.

Attention aux procédés hors guide

Si votre carte comporte un procédé que votre guide ne couvre pas, la présomption de conformité ne joue pas pour lui. Analysez-le et documentez-le avant la mise à la carte. Cette page ne remplace pas l’analyse de votre situation.

Plan de maîtrise sanitaire et contrôle sanitaire

Le contrôle d’un restaurant est conduit par la DDPP ou la DDETS-PP. Entreprendre.Service-Public.fr indique qu’un premier contrôle intervient après l’ouverture, puis d’autres à intervalles réguliers ou de façon inopinée. Le PMS est au cœur de l’inspection.

Les documents demandés

Plans de nettoyage et de lutte contre les nuisibles, fiches de réception, relevés de température, entretien des hottes et des huiles de friture, formation, aptitude du personnel, analyses, fiches de non-conformité et actions correctives. Ce sont exactement les lignes de votre index des preuves.

Après le contrôle : Alim’confiance

Le résultat est publié sur Alim’confiance selon quatre niveaux : très satisfaisant, satisfaisant, à améliorer, à corriger de manière urgente. Le ministère de l’Agriculture précise que les résultats restent consultables un an. Le niveau le plus bas peut s’accompagner d’une fermeture, mesure prévue par l’article L233-1 du code rural.

Le détail des suites de contrôle et des incidents est présenté dans notre section contrôles et incidents. La déclaration préalable se fait avec le formulaire Cerfa 13984 ou en ligne.

Le jour du contrôle, le gérant ou le chef doit savoir où se trouve chaque preuve. Ne complétez jamais un relevé après coup : une lacune expliquée est moins grave qu’un document reconstitué.

Mettre à jour le plan de maîtrise sanitaire

L’article 5 du règlement 852/2004 impose de revoir la procédure à chaque modification d’un produit, d’un procédé ou d’une étape. Le PMS vit donc au rythme de la carte, des équipements et de l’équipe.

Les déclencheurs d’une mise à jour

  • Nouvelle carte ou nouveau plat avec un procédé inédit
  • Nouvel équipement de froid, de cuisson ou de refroidissement
  • Changement de fournisseur principal
  • Écart répété ou incident client
  • Changement de chef ou réorganisation des postes

La revue annuelle

Une fois par an, relisez chaque fiche, comparez-la à la réalité, analysez les écarts de l’année et notez les décisions. Datez et signez. C’est aussi l’occasion de vérifier les thermomètres, que la communication de la Commission autorise à contrôler par simple comparaison dans les petites structures.

Les pertes liées au froid ou aux produits refusés ont un coût. Les suivre dans votre tableau de bord de gestion aide à justifier l’investissement dans un équipement ou une sonde.

Exemple chiffré de plan de maîtrise sanitaire

Exemple pédagogique

Données fictives, présentées pour illustrer le calcul, sans lien avec un établissement réel. Un restaurant traditionnel ouvert 5 jours par semaine pendant 47 semaines, soit 235 jours, sert en moyenne 80 couverts par jour. Il compte 5 enceintes froides relevées deux fois par jour, reçoit 6 livraisons par semaine et réalise 4 refroidissements par jour.

Hypothèses de temps : 1 minute par relevé de température, 3 minutes par contrôle à réception, 2 minutes par fiche de refroidissement. Coût horaire chargé retenu : 20 € HT, valeur fictive.

EnregistrementCalculNombre par anMinutes par an
Relevés de température5 × 2 × 2352 3502 350
Contrôles à réception6 × 47282846
Fiches de refroidissement4 × 2359401 880
Total3 5725 076

Les 5 076 minutes représentent environ 84,6 heures par an, soit 1 692 € HT au coût horaire fictif retenu. Rapportés aux 18 800 couverts servis, cela fait environ 0,09 € HT par couvert.

3 572enregistrements par an dans l’exemple fictif
84,6 hde temps de saisie par an
0,09 € HTpar couvert servi

Ce que montre l’exemple

Le coût récurrent du PMS est modeste au regard du risque. Ce qui coûte cher, c’est la remise à plat après un contrôle défavorable ou un incident. L’exemple sert aussi à dimensionner le planning : 85 heures par an doivent être prévues, pas ajoutées en fin de service.

Les limites de l’exemple

Il n’intègre ni le nettoyage, ni la revue mensuelle, ni la formation. Il suppose des relevés manuels : avec des sondes connectées, le temps de relevé baisse, mais la vérification et la gestion des alertes restent à prévoir.

Vous hésitez entre classeur papier et outil numérique pour tenir vos enregistrements ? Décrivez votre organisation, nous vous orientons.

Décrire mon besoin

Plan de maîtrise sanitaire : erreurs fréquentes et points de vigilance

  1. Un modèle recopié sans adaptation. Le nom d’un autre établissement, des équipements que vous n’avez pas, des recettes absentes de votre carte : l’inspecteur le voit tout de suite.
  2. Des relevés remplis à l’avance. Des valeurs identiques jour après jour, écrites de la même main, discréditent tout le dossier. Un écart noté avec son action corrective est une preuve de sérieux.
  3. Des durées de vie non justifiées. Une préparation maison gardée plusieurs jours sans référence à un guide, au fabricant ou à une analyse est un écart.
  4. Une matrice des allergènes figée. Un changement de fournisseur ou de recette non répercuté rend l’information du client fausse, avec un risque grave.
  5. Aucun suppléant prévu. Les relevés s’arrêtent dès que le titulaire est absent. Le plan doit tenir pendant les congés et les remplacements.

Un contrôle approche et votre dossier présente des trous ? Décrivez ce qui manque, nous vous orientons vers la bonne ressource.

Signaler mon besoin

Questions fréquentes sur le plan de maîtrise sanitaire

Qu’est-ce qu’un plan de maîtrise sanitaire ?

C’est l’ensemble des documents qui décrivent comment votre établissement maîtrise la sécurité des aliments : bonnes pratiques d’hygiène, procédures fondées sur les principes HACCP, traçabilité et gestion des non-conformités. Il comprend aussi les enregistrements qui prouvent que ces mesures sont appliquées.

Le ministère de l’Agriculture le présente en trois blocs. Ce n’est pas un formulaire à remplir une fois, mais un système à faire vivre, adapté à votre cuisine, à votre carte et à votre équipe.

Le plan de maîtrise sanitaire est-il obligatoire pour un restaurant ?

Le règlement (CE) 852/2004 impose à tout exploitant du secteur alimentaire des procédures permanentes fondées sur les principes HACCP et le respect des règles d’hygiène.

Le PMS est la forme documentaire de ces obligations : un restaurant doit pouvoir montrer à l’inspecteur ce qu’il fait et la preuve qu’il le fait. Aucun modèle unique n’est imposé, et le niveau de détail dépend de la taille et de la nature de l’activité.

Quelle est la différence entre HACCP et plan de maîtrise sanitaire ?

La méthode HACCP est une démarche d’analyse des dangers en sept principes, prévue à l’article 5 du règlement (CE) 852/2004. Le PMS est plus large : il englobe l’analyse HACCP, mais aussi les bonnes pratiques d’hygiène qui en sont le socle, la traçabilité et la gestion des produits non conformes.

Dire « avoir son HACCP » est un raccourci courant ; ce qu’on vous demandera en contrôle, c’est le plan complet et ses enregistrements.

Peut-on utiliser un plan de maîtrise sanitaire téléchargé ?

Un modèle sert de trame, pas de plan. Ce qui compte, c’est qu’il décrive votre établissement réel : vos enceintes froides, vos fournisseurs, vos recettes, vos horaires et les personnes qui font les relevés.

Un document générique, sans lien avec la cuisine observée, est facilement repéré lors d’un contrôle. Utilisez la trame de cette page pour structurer le dossier, puis remplacez chaque exemple par vos propres données.

Un guide de bonnes pratiques d’hygiène suffit-il ?

Un guide de bonnes pratiques d’hygiène validé par l’administration peut servir de base au PMS : la note de service de la DGAL de 2012 admet de l’utiliser sans refaire toute l’analyse des dangers.

Il ne suffit pas seul : il faut l’adapter à vos locaux et à votre carte, désigner les responsables et tenir les enregistrements. Les préparations qu’il ne couvre pas demandent une analyse spécifique.

Combien de temps conserver les enregistrements du plan de maîtrise sanitaire ?

Aucune durée unique ne s’applique à tous les documents d’un restaurant. La note de service DGAL/SDSSA/N2012-8156 donne des repères : durée de vie du produit plus six mois en règle générale, date de fabrication ou de livraison plus six mois pour les produits très périssables, trois ans pour les documents de vérification utilisés en analyse de tendance.

Vérifiez ce que prévoit le guide de bonnes pratiques que vous suivez.

Qui doit rédiger le plan de maîtrise sanitaire ?

La responsabilité appartient à l’exploitant. Il peut rédiger lui-même, s’appuyer sur la personne formée en hygiène alimentaire ou faire appel à un prestataire, mais il reste responsable du contenu et de son application.

Dans un petit restaurant, le chef de cuisine rédige souvent les fiches de production et le gérant les volets fournisseurs, nuisibles et formation. L’important est que chaque fiche ait un titulaire identifié.

Que contrôle l’inspecteur dans le plan de maîtrise sanitaire ?

Il vérifie la cohérence entre les documents et la réalité observée en cuisine.

Les documents cités par Entreprendre.Service-Public.fr incluent les plans de nettoyage et de lutte contre les nuisibles, les fiches de réception, les relevés de température, l’entretien des hottes et des huiles de friture, la formation, les aptitudes du personnel, les analyses et les fiches de non-conformité. Un relevé honnête avec action corrective vaut mieux qu’une feuille parfaite.

La formation hygiène de 14 heures remplace-t-elle le plan de maîtrise sanitaire ?

Non. La formation spécifique de 14 heures, prévue par l’article L233-4 du code rural, concerne au moins une personne de l’effectif en restauration commerciale.

Elle donne les bases pour construire et appliquer le PMS, mais elle ne le remplace pas. Le plan reste à rédiger et à tenir à jour, et le reste de l’équipe doit recevoir des instructions adaptées à son poste.

Faut-il intégrer les allergènes dans le plan de maîtrise sanitaire ?

Oui. Depuis le règlement (UE) 2021/382, la gestion des allergènes fait partie des exigences d’hygiène, et la communication de la Commission de 2022 la présente comme une partie intégrante du système. Concrètement, prévoyez une fiche qui couvre les 14 allergènes réglementaires, les fiches recettes à jour, la prévention des contaminations croisées et l’information écrite remise au client sur place.

Un plan de maîtrise sanitaire numérique est-il accepté ?

Le support n’est pas imposé. Des relevés de température issus de sondes connectées ou un registre tenu sur tablette sont recevables s’ils sont lisibles, datés, attribués à une personne et consultables pendant le contrôle.

Prévoyez une solution de secours en cas de panne et une sauvegarde. Les critères de choix de ces outils sont détaillés dans notre dossier sur les logiciels et outils numériques.

Quand faut-il mettre à jour le plan de maîtrise sanitaire ?

L’article 5 du règlement (CE) 852/2004 impose de revoir la procédure à chaque modification d’un produit, d’un procédé ou d’une étape.

En restauration, cela vise un changement de carte, l’arrivée d’une nouvelle technique comme la cuisson sous vide, un nouvel équipement, un nouveau fournisseur ou une réorganisation de l’équipe. Une revue complète annuelle, datée et signée, complète ces mises à jour ponctuelles.

Que risque un restaurant sans plan de maîtrise sanitaire ?

L’absence de plan ou d’enregistrements est un écart relevé en inspection. Selon la gravité, la suite va du simple rappel de la réglementation à la mise en demeure, jusqu’à la fermeture administrative lorsque la santé des consommateurs peut être en jeu, mesure prévue par l’article L233-1 du code rural.

Le résultat du contrôle est publié sur Alim’confiance et reste consultable pendant un an.

Combien de temps faut-il pour construire un plan de maîtrise sanitaire ?

Tout dépend de la taille de la carte et de l’état des pratiques existantes. Comptez plusieurs demi-journées pour décrire l’établissement, adapter le guide de bonnes pratiques, analyser les recettes et préparer les supports d’enregistrement, puis quelques semaines de rodage pour corriger ce qui ne fonctionne pas en service.

Le temps récurrent, lui, se chiffre : notre exemple fictif l’estime à environ 85 heures par an.

GR

Qui a préparé ce guide ?

La rédaction du Guide des Restaurateurs, éditée par Nexco Expertise SAS. Chaque règle citée a été vérifiée sur sa source primaire au moment de la mise à jour ; l’exemple est fictif et calculé à partir d’hypothèses explicites.

Vérifié le 19 octobre 2026 · Prochaine revue : avril 2027

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Être orienté pour votre plan de maîtrise sanitaire

Rédaction du dossier, préparation d’un contrôle, choix d’un outil d’enregistrement : décrivez votre situation, nous vous orientons vers un accompagnement adapté.

Sources

  1. EUR-Lex — Règlement (CE) 852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires
  2. EUR-Lex — Règlement (CE) 852/2004, texte intégral (articles 5, 7 et 8)
  3. EUR-Lex — Règlement (UE) 2021/382 : allergènes, redistribution et culture de la sécurité alimentaire
  4. EUR-Lex — Règlement (CE) 178/2002, articles 18 et 19 (traçabilité, retrait)
  5. EUR-Lex — Règlement (CE) 2073/2005 concernant les critères microbiologiques
  6. EUR-Lex — Règlement (UE) 1169/2011, dit INCO
  7. EUR-Lex — Communication de la Commission 2022/C 355/01 sur les systèmes de gestion de la sécurité alimentaire
  8. Entreprendre.Service-Public.fr — Règles d’hygiène dans les restaurants et commerces alimentaires
  9. Entreprendre.Service-Public.fr — Déclaration de manipulation de denrées animales et agrément sanitaire
  10. Service-Public.fr — Formulaire Cerfa 13984 de déclaration
  11. Entreprendre.Service-Public.fr — Ouvrir un restaurant
  12. Entreprendre.Service-Public.fr — Allergènes alimentaires : information du consommateur
  13. Ministère de l’Agriculture (DGAL) — Mise en place d’un plan de maîtrise sanitaire
  14. Ministère de l’Agriculture — Guide de bonnes pratiques d’hygiène de la restauration rapide
  15. Ministère de l’Agriculture — Note de service DGAL/SDSSA/N2012-8156 sur l’inspection HACCP
  16. Légifrance — Arrêté du 21 décembre 2009 relatif aux règles sanitaires du commerce de détail
  17. Légifrance — Arrêté du 12 février 2024, formation en hygiène alimentaire
  18. Légifrance — Code rural et de la pêche maritime, article L233-4
  19. Légifrance — Code rural, articles D233-11 à D233-13
  20. Légifrance — Décret 2015-447 du 17 avril 2015 sur l’information relative aux allergènes
  21. Légifrance — Code rural et de la pêche maritime, article L233-1
  22. Ministère de l’Agriculture — Infographie Alim’confiance
  23. Ministère de l’Agriculture — Qu’est-ce que le dispositif Alim’confiance ?
  24. Santé publique France — Toxi-infections alimentaires collectives en France, bilan 2023
  25. Anses — Fiche de danger biologique Listeria monocytogenes
  26. DGCCRF — Étiquetage et traçabilité de la viande bovine
  27. DGCCRF — Fiches pratiques alimentation et restauration
  28. Info.gouv.fr — Biodéchets : le tri devient obligatoire
  29. Ministère de la Transition écologique — Biodéchets
  30. ADEME — Collecte des biodéchets des professionnels

Historique des mises à jour — 19 octobre 2026 : première publication.