Pour bien apparaître comme restaurant Google Maps, commencez par la sécurité : un seul propriétaire principal, des administrateurs nominatifs, la double authentification sur chaque compte. Renseignez ensuite un nom identique à votre enseigne, une catégorie principale précise et des horaires exacts, y compris les horaires exceptionnels.
Ajoutez un menu complet, des photos fidèles et des liens qui mènent vers votre site ou votre réservation. Répondez aux avis sans jamais les acheter ni les trier. Enfin, consignez chaque modification dans un journal daté et contrôlez la fiche chaque mois : Google peut modifier certaines informations à partir de signalements.
Pour qui
Exploitants, créateurs et repreneurs de restaurant, responsables de salle ou gérants multisites qui veulent reprendre la main sur leur fiche Google.
Quand
À l’ouverture, à la reprise d’un fonds, au changement de carte ou d’horaires, au départ d’un salarié qui avait les accès, et une fois par mois en routine.
Ce que vous obtenez
Une méthode en sept étapes, les consignes Google vérifiées, les règles de droit utiles, une checklist de configuration et un journal de suivi des modifications.
Restaurant Google Maps : à quoi sert la fiche ?
La fiche d’établissement Google est la page gratuite qui présente votre restaurant dans la recherche Google et sur Google Maps : adresse, horaires, téléphone, menu, photos, avis et liens. Pour un restaurant Google Maps, c’est souvent l’écran qui décide d’un appel, d’un itinéraire ou d’une réservation.
Elle complète votre site sans le remplacer. Le domaine clients et marketing replace cette fiche dans l’ensemble du parcours client, du positionnement à la fidélisation.
Comment Google classe un restaurant dans les résultats locaux
L’aide Google cite trois facteurs : la pertinence de la fiche par rapport à la requête, la distance avec la personne qui cherche et la notoriété de l’établissement, nourrie notamment par les liens et les avis. Selon cette même aide, il n’existe aucun moyen d’obtenir une meilleure place au classement local sur demande ou contre rémunération (Aide Google sur le classement local).
Vous ne choisissez pas la distance. Vous maîtrisez en revanche l’exactitude et la complétude des informations, la qualité des photos, la réponse aux avis et les liens vers votre site. France Num, le dispositif public d’accompagnement au numérique des TPE, consacre un guide à l’amélioration du référencement local.
Google Business Profile, Google My Business, fiche d’établissement Google et profil d’entreprise désignent le même outil. Nous parlons ici de fiche Google du restaurant.
Optimiser la fiche Google du restaurant en 7 étapes
L’ordre a un sens : on sécurise avant de publier, on renseigne avant d’embellir, on mesure avant de changer. Chaque étape renvoie à une section détaillée plus bas.
Récupérer et sécuriser les accès
Identifier le propriétaire principal, retirer les accès inutiles, activer la double authentification sur chaque compte Google utilisé.
Valider l’établissement
Suivre la méthode de validation proposée par Google pour débloquer la modification de toutes les informations.
Renseigner l’identité
Nom identique à l’enseigne, adresse réelle, catégorie principale précise, téléphone local, horaires standards et exceptionnels.
Publier le menu
Menu complet avec sections, plats, descriptions et prix, cohérent avec la carte affichée dans l’établissement.
Ajouter photos et liens
Photos fidèles de la salle, de la façade, des plats et de l’équipe ; liens vers le site, le menu et la réservation.
Organiser les avis
Demander des avis à tous les clients sans contrepartie, répondre à chacun, ne jamais acheter ni filtrer.
Suivre et contrôler
Tenir un journal daté de chaque modification et passer la checklist chaque mois et après chaque changement de carte.
Accès et rôles : sécuriser la fiche Google du restaurant
La sécurité des accès est le point le plus souvent négligé. Une fiche gérée depuis la boîte mail d’un ancien salarié, d’un prestataire disparu ou du précédent exploitant peut être modifiée, suspendue ou supprimée sans que vous le sachiez.
Les trois rôles à connaître
| Rôle | Ce qu’il peut faire | À qui le confier |
|---|---|---|
| Propriétaire principal | Contrôle total ; un seul par fiche ; doit transférer ce rôle avant de pouvoir se retirer | Le dirigeant, avec une adresse au nom de l’entreprise |
| Propriétaire | Contrôle total, y compris ajout et retrait d’utilisateurs et suppression de la fiche | Un associé ou un second dirigeant |
| Administrateur | Modifie la fiche, sans ajouter ni retirer d’utilisateurs ni supprimer la fiche | Responsable de salle, prestataire, community manager |
Ces droits sont décrits dans l’aide Google sur la gestion des propriétaires et des administrateurs. Chaque invité doit disposer de son propre compte Google : un groupe ne peut pas être ajouté.
Règle du moindre privilège
Un prestataire n’a besoin que du rôle administrateur. Ne lui confiez jamais la propriété principale, et vérifiez dans le contrat qu’il vous restitue la fiche à la fin de la mission.
Départ d’un salarié ou d’un prestataire
Retirez l’utilisateur le jour même, dans Paramètres de la fiche, puis Utilisateurs et accès. L’intéressé perd ses droits de gestion, mais ses anciennes contributions restent visibles.
Transfert de la propriété principale
Le transfert suppose qu’un autre propriétaire ou administrateur existe déjà. Un nouvel utilisateur doit attendre sept jours avant de pouvoir le recevoir ; anticipez ce délai lors d’une cession (Aide Google sur le transfert de propriété).
Protéger les comptes contre le piratage
Le site public Cybermalveillance.gouv.fr recommande un mot de passe différent et robuste pour chaque compte, un gestionnaire de mots de passe et l’activation de la double authentification partout où elle est disponible (fiche réflexe hameçonnage). L’ANSSI, l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, détaille ces principes dans ses recommandations sur l’authentification multifacteur.
Les messages qui annoncent la suspension imminente de votre fiche et demandent de cliquer pour « la réactiver » sont un classique de l’hameçonnage. Ne cliquez pas : ouvrez vous-même votre compte, et signalez le message sur les canaux indiqués par le ministère de l’Intérieur.
Valider la fiche Google de son restaurant
La validation prouve à Google que vous gérez réellement l’établissement. Une fiche non validée ne permet de modifier que certains champs, comme le nom, la catégorie, l’adresse, les horaires, le téléphone et le site web.
Les méthodes proposées
Google choisit les méthodes disponibles selon l’établissement ; l’enregistrement vidéo fait partie des options possibles, décrites dans l’aide Valider votre établissement sur Google et dans la page dédiée à la validation par vidéo.
Préparer une validation vidéo
Filmez en continu l’enseigne et la façade, la rue ou un repère voisin, puis un élément qui prouve que vous gérez le lieu : ouverture de la porte, caisse, cuisine. Gardez à portée un justificatif au nom du restaurant.
Reprise d’un restaurant existant
Lors d’une reprise, la fiche existe souvent déjà. Demandez au cédant de vous transférer la propriété principale dans l’acte ou ses annexes, comme on transfère les clés. Le guide ouvrir ou reprendre un restaurant détaille les autres éléments à récupérer.
Nom et catégories de la fiche Google du restaurant
Le nom de la fiche doit être celui que connaissent vos clients, identique à celui de la devanture, du site et des documents. Les consignes interdisent slogans, mots-clés, horaires, téléphone, URL ou indication géographique dans le nom (consignes de représentation sur Google).
Ajouter des mots-clés au nom expose la fiche à une modification ou à une suspension. Si le mot fait réellement partie de votre enseigne, il est admis ; sinon, il relève de la catégorie ou de la description.
Enseigne, nom commercial et dénomination sociale
L’INPI rappelle la différence entre dénomination sociale, nom commercial et enseigne, et recommande de protéger le nom par un dépôt de marque après une recherche d’antériorité (INPI). C’est l’enseigne visible en façade qui doit figurer sur la fiche.
Choisir la catégorie principale
La catégorie principale décrit ce que l’établissement est, pas la liste de ce qu’il propose. Choisissez la plus précise, par exemple restaurant italien plutôt que restaurant, et limitez les catégories secondaires au strict nécessaire.
Deux activités dans le même lieu
Un restaurant qui exploite aussi une épicerie fine avec une entrée et une enseigne distinctes relève de deux fiches, avec des noms différents, plutôt que de deux catégories sur une seule fiche.
Adresse et identifiants
Indiquez l’adresse physique réelle, sans mot-clé ni URL. Vos identifiants SIREN et SIRET se vérifient sur l’Annuaire des Entreprises ou via le répertoire Sirene de l’Insee.
Horaires et fermetures : le restaurant sur Google Maps
Des horaires faux coûtent plus cher qu’une fiche vide : le client qui trouve porte close ne revient pas et laisse parfois un avis. Indiquez vos horaires standards ou ceux de la saison en cours, et mettez-les à jour à chaque changement.
Horaires exceptionnels et fermetures
Renseignez les horaires exceptionnels pour les jours fériés, les événements et les fermetures ponctuelles. Hors saison, l’aide Google prévoit le statut « fermé temporairement » plutôt que la suppression de la fiche.
Salle, vente à emporter, retrait et livraison
Pour les restaurants, les consignes Google demandent de renseigner d’abord les horaires de la salle, puis ceux de la vente à emporter, du retrait et de la livraison. Les horaires supplémentaires doivent rester compris dans les horaires principaux.
| Situation | Réglage sur la fiche | Délai conseillé |
|---|---|---|
| Fermeture annuelle de trois semaines | Horaires exceptionnels ou statut fermé temporairement | Dès la décision |
| Jour férié ouvert | Horaires exceptionnels du jour | Au moins une semaine avant |
| Service du dimanche soir supprimé | Horaires standards | Le jour du changement |
| Livraison arrêtée à 22 h | Horaires de livraison | Le jour du changement |
L’organisation des services et des équipes associée est traitée dans le guide planning restauration, à relire avant toute extension d’horaires.
Vous ouvrez ou reprenez un restaurant et la fiche Google n’est qu’un des chantiers ? Décrivez votre projet pour être orienté.
Décrire mon projetMenu du restaurant sur Google : éditeur et lien
Le menu est l’une des informations les plus consultées d’une fiche restaurant Google Maps. L’éditeur de menu, ouvert aux établissements de la catégorie Alimentation et boissons, permet de créer des sections, puis des plats avec nom, description et prix (Aide Google sur l’éditeur de menu).
Trois façons de publier le menu
Vous pouvez saisir le menu dans l’éditeur, téléverser une photo ou un PDF de la carte, ou indiquer l’URL de la carte sur votre site. Selon l’aide Google, les modifications peuvent mettre 24 à 48 heures à apparaître.
Un menu complet et fidèle à la carte affichée
Les consignes demandent un menu complet, pas seulement les plats populaires, et interdisent qu’une URL de menu mène directement vers un service tiers de commande ou de livraison. Le menu en ligne doit correspondre aux prix affichés en salle.
Affichage des prix en établissement
La DGCCRF rappelle que les prix doivent être affichés à l’extérieur et à l’intérieur, que la carte du jour reste affichée pendant tout le service et qu’un QR code seul ne suffit pas (fiche DGCCRF sur les restaurants).
Mention « fait maison »
Si vous utilisez la mention « fait maison » sur Google, elle doit respecter les mêmes règles qu’en salle : plats élaborés sur place à partir de produits bruts, mention en face de chaque plat concerné (economie.gouv.fr ; décret n° 2014-797).
Allergènes
L’information sur les 14 allergènes à déclaration obligatoire relève du règlement (UE) 1169/2011 et du décret n° 2015-447. N’affichez en ligne une mention « sans allergène » que si votre plan de maîtrise sanitaire permet de la tenir.
Pour fixer des prix cohérents avant de les publier, appuyez-vous sur vos fiches techniques de cuisine et sur le calcul du food cost.
Photos du restaurant sur Google Maps
Les photos donnent envie ou dissuadent en une seconde. Pour un restaurant Google Maps, l’aide Google conseille au moins trois photos des plats et boissons, trois de l’intérieur, trois de l’extérieur et trois de l’équipe (conseils photos de l’aide Google).
Exigences techniques
| Critère | Exigence ou recommandation |
|---|---|
| Format | JPG ou PNG |
| Poids du fichier | 10 Ko à 5 Mo |
| Résolution recommandée | 720 × 720 px |
| Résolution minimale | 250 × 250 px |
| Qualité | Image nette, bien éclairée, fidèle à la réalité, sans filtres ni retouches excessives |
Photographier la salle, les plats et l’équipe
Photographiez la salle du point de vue d’un client, la façade à différents moments de la journée et les plats sous une lumière uniforme. Le guide implantation d’une cuisine professionnelle vous aide si vous voulez montrer une cuisine ouverte rangée et conforme.
Droit à l’image des salariés et des clients
Une personne identifiable sur une photo publiée peut en demander le retrait ; la CNIL explique la démarche dans sa page sur le retrait d’une image en ligne. Recueillez par écrit l’accord des salariés photographiés et évitez les clients reconnaissables. Les relations avec l’équipe sont traitées dans le domaine équipes et recrutement.
Photos publiées par les clients
Les clients peuvent publier leurs propres photos. Celles qui sont obsolètes ou inexactes, comme une ancienne carte, peuvent être signalées à Google pour retrait.
Site, réservation et liens de la fiche Google du restaurant
Les liens transforment la consultation en action. Le lien principal doit pointer vers un site qui représente votre établissement : les consignes refusent les URL qui redirigent vers d’autres pages ou numéros.
Votre site reste le seul espace que vous contrôlez entièrement. Il doit porter les mentions légales prévues par la loi pour la confiance dans l’économie numérique, résumées par economie.gouv.fr, et respecter les règles de la CNIL sur les cookies et traceurs.
Liens de réservation et de commande
Lorsque l’interface le propose, ajoutez le lien de réservation de votre outil et, si vous vendez à emporter, le lien de commande. Préférez votre propre module quand il existe : vous gardez la relation client et la marge. Le choix de ces outils est traité dans logiciels et numérique.
Indiquez un numéro local contrôlé directement par le restaurant, jamais un numéro surtaxé ni un numéro qui renvoie vers un autre établissement. Vérifiez qu’il sonne bien aux heures de service.
Suivre l’origine des réservations
Ajoutez des paramètres de suivi à l’URL du site pour distinguer, dans vos statistiques, les visites issues de la fiche. Vous mesurerez ainsi la part réelle de Google dans le remplissage.
Description et attributs du restaurant sur Google
La description présente votre cuisine, votre ambiance et ce qui vous distingue, en quelques phrases claires. Aucun lien n’y est autorisé, et les superlatifs invérifiables n’apportent rien au client.
Dites ce que l’on mange, à quel moment et pour quelle occasion : déjeuner rapide, dîner en couple, groupe, terrasse. Reprenez les termes que vos clients emploient, sans empiler les mots-clés.
Renseigner les attributs
Les attributs, comme le parking ou le Wi-Fi, complètent la fiche et aident Google à la comprendre. Ne cochez que ce qui est vrai tous les jours.
Accessibilité
Les informations d’accessibilité doivent être cohérentes avec votre registre public d’accessibilité, obligatoire pour les établissements recevant du public (guide du ministère de la Transition écologique).
Labels et mentions valorisantes
N’annoncez un label, un titre ou une mention que si vous y avez droit à la date de publication. Une mention valorisante inexacte est une infraction relevée par la DGCCRF parmi les plus fréquentes en restauration.
La fiche Google n’est pas un outil de communication, c’est une infrastructure : au même titre que la caisse ou la chambre froide, elle doit avoir un responsable, des accès contrôlés et un contrôle périodique. La plupart des fiches dégradées que l’on rencontre ne souffrent pas d’un manque d’optimisation, mais d’une perte de maîtrise : propriétaire inconnu, horaires d’il y a deux saisons, menu disparu.
Nous conseillons donc de traiter d’abord les accès et le journal des modifications, ensuite seulement les photos et les avis. Méfiez-vous de toute offre qui promet une position précise sur Google Maps : l’aide Google indique elle-même qu’aucun classement local ne s’achète.
La rédaction du Guide des Restaurateurs
Avis Google du restaurant : collecter et répondre
Les avis pèsent sur la notoriété de la fiche et sur la décision du client. L’aide Google invite à répondre aux avis, positifs comme négatifs. Le droit de la consommation, lui, encadre strictement la manière de les obtenir.
Demander des avis sans contrepartie
Demandez un avis à tous les clients, satisfaits ou non : un carton sur la table, un lien dans l’e-mail de confirmation, un mot au moment de l’addition. Ne promettez aucun avantage lié à une note ; la DGCCRF met en garde contre les avis obtenus en échange d’un produit ou d’une rémunération.
Répondre à un avis négatif
Remerciez, reconnaissez ce qui est fondé, expliquez ce qui a été corrigé et proposez un échange direct. Ne révélez aucune donnée personnelle et ne polémiquez pas : votre réponse s’adresse d’abord aux futurs clients. Le pilier du domaine détaille la gestion de l’e-réputation.
Faux avis : un délit
Publier ou faire publier de faux avis, positifs pour soi ou négatifs pour un concurrent, constitue une pratique commerciale trompeuse punie de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende, montant pouvant être porté à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel (DGCCRF). Les avis manifestement faux peuvent être signalés sur SignalConso.
La DGCCRF outillée pour repérer les faux avis
La DGCCRF dispose d’un traitement de données baptisé Polygraphe pour détecter les avis suspects et engager des enquêtes. Le risque de contrôle n’est donc pas théorique.
Règles de droit applicables à la fiche Google du restaurant
La fiche est un support commercial : ce que vous y écrivez vous engage comme une carte ou une vitrine. Trois ensembles de règles s’appliquent particulièrement.
Pratiques commerciales trompeuses
Une information fausse sur les prix, l’origine des produits ou une mention valorisante relève des pratiques commerciales trompeuses. Au niveau européen, la directive (UE) 2019/2161 a modernisé les règles de protection des consommateurs ; la synthèse EUR-Lex sur les pratiques commerciales déloyales en donne le cadre.
Affichage des avis sur votre propre site
Si vous affichez des avis sur votre site, l’article L. 111-7-2 du code de la consommation et le décret n° 2017-1436 imposent d’indiquer si et comment ils sont vérifiés. La page « Peut-on faire confiance aux avis en ligne ? » résume ces règles côté consommateur.
Données personnelles
Le fichier des clients à qui vous demandez un avis est un traitement de données personnelles : information, base légale et durée de conservation s’appliquent. Le guide du domaine sur la fidélité et le RGPD détaille ces points, et la réglementation du restaurant rassemble les autres obligations.
Fiche, site, réservation et caisse ne se parlent pas ? Décrivez vos outils pour être orienté vers une solution adaptée.
Décrire mes outilsSuivre les modifications de la fiche Google du restaurant
Une fiche validée reste vivante : Google examine chaque modification, souvent en une dizaine de minutes, parfois jusqu’à 30 jours. Il peut aussi mettre à jour la fiche à partir de signalements et vous en alerte dans la section Modifier la fiche (Aide Google sur les modifications).
Tenir un journal des modifications
Le journal répond à trois questions : qui a changé quoi, quand, et pourquoi. Il sert de preuve en cas de litige avec un prestataire et de mémoire lors d’un changement d’équipe.
| Date | Champ | Ancienne valeur | Nouvelle valeur | Auteur | Statut |
|---|---|---|---|---|---|
| 03/11 | Horaires exceptionnels | Aucun | Fermé le 11/11 | Gérant | Accepté |
| 05/11 | Menu | Carte d’été | Carte d’automne | Chef | En attente |
| 12/11 | Utilisateurs | Ancien prestataire administrateur | Retiré | Gérant | Fait |
| Modifications du mois | 3 | ||||
Contrôler les mises à jour proposées par Google
Chaque mois, ouvrez la fiche, vérifiez les alertes de modification et comparez nom, horaires, téléphone et site avec la réalité. Refusez ou corrigez immédiatement toute information inexacte.
Une modification peut être acceptée, en attente ou non approuvée. Dans ce dernier cas, Google n’a pas pu confirmer l’information : vérifiez la cohérence avec votre site et votre devanture avant de la proposer à nouveau.
Checklist de configuration de la fiche Google du restaurant
Passez cette checklist à la création, puis chaque mois et après chaque changement de carte, d’horaires ou d’équipe. Elle est aussi disponible avec les autres outils et modèles du site.
Accès et sécurité
- Propriétaire principal identifié, avec une adresse au nom de l’entreprise
- Aucun ancien salarié ni prestataire parmi les utilisateurs
- Double authentification activée sur chaque compte
- Fiche validée
Informations
- Nom identique à l’enseigne, sans mot-clé
- Catégorie principale précise, catégories secondaires limitées
- Adresse réelle et téléphone local
- Horaires de salle, d’emporter et de livraison à jour ; horaires exceptionnels saisis
Contenus et liens
- Menu complet, prix identiques à la carte affichée
- Photos de la salle, de la façade, des plats et de l’équipe, avec accord des personnes
- Lien vers le site et, si possible, vers la réservation
- Description sans lien ni superlatif invérifiable
- Réponses aux avis du mois publiées
- Journal des modifications à jour
Exemple chiffré : ce que rapporte la fiche Google d’un restaurant
L’exemple suivant est fictif. Il sert à montrer comment estimer la valeur d’une fiche restaurant Google Maps à partir des actions qu’elle génère, avec des hypothèses prudentes.
Hypothèses fictives pour un mois : 240 demandes d’itinéraire, 90 appels et 150 clics vers la réservation depuis la fiche. Taux de venue retenus : 35 % des itinéraires, 40 % des appels, 50 % des clics de réservation. Chaque venue représente 2,2 couverts ; ticket moyen de 24 € HT ; coût matière de 30 %.
Venues : 84 + 36 + 75 = 195. Couverts : 195 × 2,2 = 429. Chiffre d’affaires HT associé : 429 × 24 = 10 296 €.
On ne retient que 25 % comme réellement apportés par la fiche, le reste des clients étant venus de toute façon : 2 574 € HT. Marge sur coût matière : 2 574 × 70 % = 1 801,80 €, pour 8 heures de gestion de la fiche dans le mois, soit environ 225 € par heure.
Le taux de 25 % est la variable la plus fragile. Testez-le en comparant les périodes avant et après une remise à niveau de la fiche, à saisonnalité comparable. Le domaine gestion et rentabilité explique comment relier ces chiffres à votre tableau de bord.
À l’ouverture, ces hypothèses peuvent nourrir l’hypothèse de fréquentation de votre business plan restaurant, à condition de les présenter comme telles.
Vous voulez relier vos actions marketing à votre marge réelle ? Décrivez votre situation pour être orienté.
Être orientéRestaurant Google Maps : erreurs fréquentes et points de vigilance
Ces cinq erreurs reviennent dans la plupart des fiches dégradées. Chacune se corrige en quelques minutes, à condition d’avoir les accès.
- Perdre la propriété de la fiche. Compte d’un ancien salarié, d’un prestataire ou du cédant : transférez la propriété principale et retirez les accès sans attendre.
- Ajouter des mots-clés au nom. Le nom doit reproduire l’enseigne ; le bourrage de mots-clés expose à une modification ou à une suspension.
- Laisser des horaires faux. Fermetures annuelles et jours fériés oubliés produisent des clients déçus et des avis négatifs.
- Acheter ou filtrer des avis. Faux avis et avis récompensés selon la note relèvent des pratiques commerciales trompeuses.
- Publier un menu différent de la carte. Prix, mentions « fait maison » ou allergènes incohérents engagent votre responsabilité comme une carte papier.
Les menus et fonctions de l’interface Google évoluent souvent. Cette page décrit les consignes vérifiées à la date indiquée ; vérifiez l’aide Google avant toute démarche sensible, et cette page ne remplace pas l’analyse de votre situation.
Questions fréquentes sur le restaurant Google Maps
Comment ajouter mon restaurant sur Google Maps ?
Créez une fiche d’établissement depuis un compte Google au nom de l’entreprise, indiquez le nom de votre enseigne, la catégorie principale et l’adresse réelle, puis suivez la procédure de validation proposée par Google. Une fois la fiche validée, vous pouvez modifier toutes les informations : horaires, menu, photos, liens et description. Avant de créer une fiche, cherchez si votre restaurant n’apparaît pas déjà, pour éviter un doublon.
La fiche Google d’un restaurant est-elle payante ?
Non, la fiche d’établissement Google est gratuite. Les emplacements publicitaires existent, mais ils sont distincts du classement local naturel. L’aide Google indique qu’il n’existe aucun moyen d’obtenir une meilleure place au classement local sur demande ou contre rémunération. Une offre qui promet une position précise sur Google Maps contre paiement doit donc vous alerter.
Comment récupérer la fiche Google de mon restaurant gérée par un ancien prestataire ?
Demandez-lui par écrit de vous ajouter comme propriétaire, puis de vous transférer la propriété principale. Un nouvel utilisateur doit attendre sept jours avant de pouvoir la recevoir. Retirez ensuite ses accès et consignez l’opération dans votre journal. Pour l’avenir, prévoyez dans le contrat que la propriété principale reste au restaurant.
Combien de propriétaires peut avoir une fiche d’établissement ?
Une fiche peut compter plusieurs propriétaires et administrateurs, mais un seul propriétaire principal. Les propriétaires ont un contrôle total, y compris l’ajout et le retrait d’utilisateurs et la suppression de la fiche. Les administrateurs modifient la fiche sans pouvoir gérer les utilisateurs ni la supprimer. Chaque personne doit utiliser son propre compte Google.
Puis-je ajouter le nom de ma ville ou « pizzeria » au nom de la fiche ?
Seulement si ces mots font réellement partie de votre enseigne. Les consignes Google demandent un nom identique à celui de la devanture, du site et des documents, sans slogan, mot-clé ni indication géographique. Ajouter des mots-clés expose la fiche à une modification par Google ou à une suspension. La catégorie et la description sont les bons endroits pour décrire votre cuisine.
Comment indiquer une fermeture annuelle sur Google ?
Saisissez des horaires exceptionnels couvrant la période de fermeture, ou utilisez le statut « fermé temporairement » pour une fermeture saisonnière plus longue. Ne supprimez jamais la fiche : vous perdriez ses avis et ses photos. Pensez à rétablir les horaires à la réouverture, et notez les deux changements dans votre journal des modifications.
Pourquoi Google a-t-il modifié les informations de mon restaurant ?
Google peut mettre à jour une fiche à partir de signalements provenant de plusieurs sources, et vous en informe par une alerte dans la section de modification. Vérifiez l’information proposée et corrigez-la si elle est inexacte. Des données cohérentes entre la fiche, le site et la devanture limitent ces mises à jour indésirables. Un contrôle mensuel permet de les repérer vite.
Combien de temps faut-il pour qu’une modification apparaisse ?
Selon l’aide Google, l’examen d’une modification prend généralement une dizaine de minutes, mais peut aller jusqu’à 30 jours. Pour le menu, l’aide mentionne un délai de 24 à 48 heures. Une modification peut être acceptée, en attente ou non approuvée. Anticipez donc les changements d’horaires liés aux jours fériés ou aux congés.
Quelles photos publier sur la fiche de mon restaurant ?
L’aide Google conseille au moins trois photos des plats et boissons, trois de l’intérieur, trois de l’extérieur et trois de l’équipe, en JPG ou PNG, entre 10 Ko et 5 Mo, idéalement en 720 × 720 pixels. Les images doivent être nettes, bien éclairées et fidèles à la réalité. Obtenez l’accord écrit des salariés photographiés.
Peut-on mettre un lien vers une plateforme de livraison dans le menu ?
Les consignes Google interdisent qu’une URL de menu mène directement vers un service tiers de commande ou de livraison. Le menu doit être complet et refléter votre carte. Si vous proposez la livraison, renseignez plutôt ses horaires et, lorsque l’interface le permet, un lien de commande distinct. Préférez votre propre module de commande quand vous en avez un.
Ai-je le droit de demander des avis à mes clients ?
Oui, à condition de les demander à tous les clients, sans trier selon leur satisfaction et sans contrepartie liée à la note. La DGCCRF met en garde contre les avis obtenus en échange d’un produit gratuit ou d’une rémunération. Un carton sur table, un lien dans l’e-mail de confirmation ou une demande orale à l’addition suffisent.
Que risque un restaurant qui publie de faux avis ?
Selon la DGCCRF, publier ou faire publier de faux avis est un délit de pratiques commerciales trompeuses puni de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende. Le montant peut être porté à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel ou à 50 % des dépenses engagées pour la pratique. Le prestataire et les particuliers recrutés engagent aussi leur responsabilité.
Comment se protéger d’un faux e-mail de suspension de fiche ?
Ne cliquez sur aucun lien du message. Connectez-vous vous-même à votre compte pour vérifier l’état de la fiche. Activez la double authentification et utilisez un mot de passe unique, comme le recommande Cybermalveillance.gouv.fr. Conservez le message comme preuve et signalez-le, par exemple sur Signal Spam, puis changez le mot de passe si vous l’avez saisi.
À quelle fréquence vérifier la fiche Google de son restaurant ?
Une fois par mois au minimum, et après chaque changement de carte, d’horaires ou d’équipe. Le contrôle mensuel porte sur les utilisateurs, les alertes de modification, les horaires, le menu, les photos récentes et les avis sans réponse. Notez chaque intervention dans un journal daté : il sert de mémoire et de preuve en cas de litige.
Être orienté pour la fiche Google de votre restaurant
Visibilité locale, outils de réservation, reprise d’une fiche existante : décrivez votre situation, nous vous orientons vers un accompagnement adapté.
Sources
- Aide Fiche d’établissement Google — Consignes relatives à la représentation de votre établissement
- Aide Fiche d’établissement Google — Gérer les propriétaires et les administrateurs
- Aide Fiche d’établissement Google — Transférer la propriété principale
- Aide Fiche d’établissement Google — Améliorer le classement local
- Aide Fiche d’établissement Google — Que deviennent les modifications apportées
- Aide Fiche d’établissement Google — Éditeur de menu
- Aide Google — Conseils pour les photos de l’établissement
- Aide Fiche d’établissement Google — Valider votre établissement
- Aide Fiche d’établissement Google — Validation par enregistrement vidéo
- France Num — Comment améliorer votre référencement local
- France Num — Google Business Profile et visibilité locale
- DGCCRF — Avis en ligne : attention aux faux commentaires
- DGCCRF — Traitement automatisé de données Polygraphe
- SignalConso — Faux avis clients en ligne
- economie.gouv.fr — Peut-on faire confiance aux avis en ligne ?
- DGCCRF — Restaurants : droits et obligations des professionnels
- economie.gouv.fr — Restauration : la mention « fait maison »
- Légifrance — Décret n° 2014-797 du 11 juillet 2014 relatif à la mention « fait maison »
- Préfecture de la Mayenne — Les allergènes à déclaration obligatoire
- EUR-Lex — Règlement (UE) 1169/2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires
- Légifrance — Décret n° 2015-447 du 17 avril 2015 relatif à l’information sur les allergènes
- Légifrance — Article L. 111-7-2 du code de la consommation
- Légifrance — Décret n° 2017-1436 du 29 septembre 2017 relatif aux avis en ligne de consommateurs
- EUR-Lex — Directive (UE) 2019/2161 sur la modernisation des règles de protection des consommateurs
- EUR-Lex — Synthèse : pratiques commerciales déloyales
- economie.gouv.fr — Mentions sur votre site internet : les obligations à respecter
- CNIL — Cookies et traceurs : mettre son site web en conformité
- CNIL — Demander le retrait de votre image en ligne
- INPI — Dénomination sociale, nom commercial et enseigne
- Annuaire des Entreprises — Questions fréquentes
- Insee — Répertoire Sirene
- Cybermalveillance.gouv.fr — Que faire en cas d’hameçonnage ?
- ANSSI — Recommandations relatives à l’authentification multifacteur et aux mots de passe
- Ministère de l’Intérieur — Que faire en cas d’hameçonnage ?
- Ministère de la Transition écologique — Guide du registre public d’accessibilité
Historique des mises à jour — 24 octobre 2026 : première publication.